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Même avant l’expiration de l’ultimatum chinois fixée au mercredi 25 juillet, les grandes compagnies aériennes mondiales, y compris américaines, ont fini par céder à Pékin, faisant désormais référence à Taïwan en tant que partie intégrante de la Chine sur leurs sites de réservation. Un analyste chinois a commenté la situation pour Sputnik.

En avril, l'autorité chinoise de l'aviation civile avait demandé à 36 compagnies aériennes étrangères de ne plus mentionner Taïwan comme un État indépendant, fixant au 25 juillet la date butoir pour qu'elles modifient les informations sur leurs sites internet. Les grandes compagnies aériennes mondiales se sont pliées à cette exigence de Pékin, mais les Américains ont traîné presque jusqu'à la dernière minute.

Delta Air lines
© Photo.
Delta Air lines

«Cette année, conformément au "principe de la Chine unique" consacré dans notre législation, le gouvernement chinois a exigé des transporteurs aériens internationaux opérant en Chine qu'ils désignent correctement Taïwan, le Tibet et Hong Kong. Il est inadmissible de qualifier ces régions d'États et de les inscrire sur les mêmes listes que la Chine», a déclaré à Sputnik Chen Xiaoxiao, professeur à l'Université de Jimei.

Et de rappeler qu'à la différence, par exemple, de Lufthansa et de British Airways, les compagnies aériennes américaines avaient tardé ou même refusé de le faire jusqu'au dernier moment.

«Le "principe de la Chine unique" constitue la base politique des relations sino-américaines et toute négociation ou discussion n'y est pas de mise», a martelé l'interlocuteur de l'agence.

Un avion de Delta Air Lines
© AP Photo / David Goldman
Un avion de Delta Air Lines

Selon ce dernier, de toute évidence, les compagnies commerciales américaines n'ont pas voulu céder le marché chinois à leurs concurrents européens.

«La menace de guerre commerciale sino-américaine n'est toutefois pas écartée et, à mon avis, la "carte taïwanaise" sera encore utilisée, […] bien que la réaction des compagnies aériennes américaines montre que cette victoire de Pékin ne manquera pas de se répercuter sur le déroulement ultérieur de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

Bien que Washington ait dénoncé en mai «l'absurdité orwellienne» des exigences de Pékin, les compagnies aériennes américaines font désormais référence à Taïwan comme à une île appartenant à la Chine.

La Chine considère que Taïwan fait partie intégrante de son territoire, même si l'île est dirigée de façon indépendante par un pouvoir rival depuis 1949.

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guerre commerciale, ultimatum, île, site, compagnie aérienne, loi, Université de Jimei, gouvernement chinois, British Airlines, Lufthansa, Sputnik, Chen Xiaoxiao, Tibet, Taïwan, Washington, Hong Kong, Pékin, Chine, États-Unis
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