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    Julian Assange, reclus dans l'ambassade d'Équateur à Londres depuis six ans

    Quel sort attend désormais Julian Assange?

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    Reclus dans l'ambassade d'Équateur à Londres depuis six ans, le fondateur de WikiLeaks Julian Assange pourrait être remis sous peu aux autorités britanniques. Joe Lauria, journaliste indépendant et ancien correspondant du Wall Street Journal, commente ce revirement de la part de Quito dans un entretien accordé à Sputnik.

    À l'issue des élections, un nouveau gouvernement est arrivé au pouvoir en Équateur, qui adopte une attitude très amicale envers les États-Unis, a déclaré à Sputnik le journaliste indépendant Joe Lauria.

    «Ce gouvernement est l'exemple d'un gouvernement latino-américain typique qui fait ce que veulent les États-Unis. Ces dernières années, il y a eu en Amérique latine plusieurs gouvernements de gauche, mais la situation change, et elle a changé en Équateur», a expliqué l'interlocuteur de l'agence.

    Et de rappeler que le précédent Président équatorien avait suffisamment de courage pour tenir tête aux États-Unis et faire valoir les droits de Julian Assange.

    Selon le journaliste, la principale cause du revirement de la part de l'Équateur dans la question concernant le sort du cyber-militant est le nouveau gouvernement équatorien, dont le ministre des Affaires étrangères José Valencia avait déclaré que l'ambassade londonienne de son pays ne pouvait être un «refuge éternel» pour M.Assange.

    M.Lauria a supposé que les autorités britanniques ne manqueraient pas d'extrader le célèbre lanceur d'alertes vers les États-Unis.

    «Il sera très intéressant s'il [Assange, ndlr] arrive aux États-Unis et comparaît devant la justice américaine, il sera le premier journaliste depuis l'époque coloniale quand un dénommé John Zenger avait été arrêté par le gouverneur britannique à New York. Personne n'a jamais arrêté un journaliste pour la divulgation d'une information confidentielle», a relevé l'interlocuteur de Sputnik.

    Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui est réfugié depuis plusieurs années dans l'ambassade d'Équateur à Londres, devra quitter les lieux, a annoncé vendredi le Président équatorien Lenín Moreno.

    Julian Assange avait trouvé asile à l'ambassade d'Équateur à Londres pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché pour viol et agression sexuelle. Bien que ces poursuites aient été abandonnées en 2017, le tribunal de Westminster avait maintenu le mandat d'arrêt contre M.Assange, indiquant qu'il avait été délivré après que ce dernier a enfreint les conditions de sa liberté sous caution.

    Le fondateur de WikiLeaks craint, en cas d'arrestation, d'être extradé vers les États-Unis où il est poursuivi pour la divulgation de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains. En janvier 2018, le gouvernement équatorien avait annoncé être à la recherche d'une «médiation» en vue de trouver un accord avec Londres sur la situation «insoutenable» de M.Assange.

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    liberté, journalistes, informations, extradition, refuge, ambassade, gouvernement équatorien, tribunal de Westminster, WikiLeaks, Wall Street Journal, Sputnik, John Zenger, José Valencia, Joe Lauria, Lenin Moreno, Julian Assange, Quito, Equateur, Royaume-Uni, Londres, New York, États-Unis
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