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    Chargement de l'aide humanitaire française destinée à la Syrie à bord d'un An 124 russe.

    L’Europe est-elle prête à soutenir les efforts de Moscou pour le règlement en Syrie?

    © AFP 2018 Alain JOCARD
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    Après qu’une mission humanitaire conjointe a été lancée par Moscou et Paris en Syrie, la Russie a espéré qu’un autre pays européen, l’Allemagne, prenne une part active dans le soutien humanitaire de la population syrienne. D’autres pays européens, sont-ils prêts à soutenir ces efforts?

    La France envisage de coopérer avec Moscou pour le règlement du conflit en Syrie, a déclaré vendredi Agnès von der Mühll, porte-parole de la diplomatie française, soulignant que les pays ayant une influence dans la région devaient rapprocher leurs positions sur la question du règlement de la crise dans ce pays proche-oriental et créer les conditions pour une solution politique solide et exhaustive.

    Et tandis que la Russie et la France ont lancé un programme humanitaire conjoint pour livrer de l’aide en Syrie, la diplomatie russe a pour sa part espéré qu’un autre pays européen prenne part à un retour à la vie normale dans ce pays. Il s’agit de l’Allemagne. Or, comme l’estiment des experts interrogés par la chaîne RT, l’Europe, contrairement aux États-Unis, est intéressée par la stabilisation au Proche-Orient, si bien que d’autres pays du Vieux Continent pourraient soutenir les initiatives humanitaires de Moscou.

    «Les pays d’Europe occidentale sont intéressés par le règlement en Syrie dans une beaucoup plus grande mesure que les États-Unis. Une importante partie des réfugiés syriens […] se trouve actuellement en Allemagne. Berlin doit juste rejoindre d’une manière ou d’une autre les processus humanitaires en Allemagne», estime Vladimir Chapovalov, adjoint au directeur de l’Institut d’histoire et de politique de l’Université pédagogique d'État de Moscou.

    Comme l’estiment des experts, interrogés par la chaîne, la tactique de Washington au Proche-Orient ne contribue pas à la stabilisation de la situation. Bien au contraire, elle risque de provoquer de nouvelles spirales de confrontation, conduisant à de nouvelles montées d’extrémisme en Syrie et en Irak, précisent-ils. Or, l’Europe qui a déjà été victime d’attaques de Daech* comprend que la montée des tensions dans cette région risque de conduire à des conséquences tristes en Europe.

    «D’habitude, Washington sème le chaos et de nouveaux conflits au Proche-Orient. C’était le cas en Irak et en Libye. Les États-Unis soutiennent certains groupes ethniques et religieux au détriment des autres, c’est leur tactique habituelle», poursuit Vladimir Chapovalov avant de conclure que c’est justement un consensus entre les groupes ethniques qui doit être trouvé, ce qui devient une prémisse à la paix et à l’ordre que l’on voit apparaître dans les territoires contrôlés par Damas.

    *Organisation terroriste interdite en Russie

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    Tags:
    extrémistes, soutien, aide, aide humanitaire, réfugiés, Daech, Agnès von der Mühll, France, Allemagne, États-Unis, Russie
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