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    Donald Trump

    Trump est-il en mesure de résoudre le problème du Sahara occidental?

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    Kamal Louadj
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    La présidente de la Defense Forum Foundation a appelé Donald Trump, dans une tribune publiée par The Daily Caller, à agir pour la résolution du conflit au Sahara occidental, et ce en soutenant le principe d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

    En rappelant à Donald Trump les tweets qu'il a publiés durant sa campagne présidentielle en octobre 2016 (où il dénoncé la corruption de Hillary Clinton par le Maroc), Suzanne Scholte, la présidente de la Defense Forum Foundation, une organisation ultra-conservatrice proche du secrétaire d'État à la défense nationale John Bolton, a appelé, le 8 août, le Président américain à agir en faveur de l'indépendance du Sahara occidental en soutenant l'idée d'un référendum d'autodétermination.

    «Clinton a accepté un cadeau de 12 millions de dollars de la part du Maroc. Pays que le département d'État a qualifié de corrompu». «Elle a créé ce désordre et elle le sait».

    «Lorsque Trump s'est présenté à la présidence, il a souvent parlé d'"hommes et de femmes oubliés" et a souligné que la corruption au sein du gouvernement [américain, ndlr] pouvait entraîner beaucoup de souffrance et d'injustice et a promis de se vouer à "vider le marais"», a écrit Mme Scholte dans une tribune publiée dans The Daily Caller, en rappelant que le chef d'État avait dénoncé le versement par le Maroc de 12 millions de dollars à la candidate démocrate Hillary Clinton.

    «Le Président Donald Trump a une formidable opportunité de résoudre un conflit de politique étrangère de longue date relatif à la seule colonie restante en Afrique, le Sahara occidental, car ce conflit illustre parfaitement les thèmes sur lesquels il a fait campagne», a-t-elle ajouté.

    «Les deux faveurs officielles d'Hillary au Maroc ont permis à la Fondation Clinton de gagner 28 millions de dollars»

    La seule façon de résoudre le conflit au Sahara occidental, selon la présidente de la Defense Forum Foundation, est «de permettre au peuple sahraoui de décider lui-même de son avenir, en mettant en œuvre le référendum d'autodétermination que les Nations unies lui ont promis il y a plus de 40 ans».

    Tout en affirmant qu'il n'y a pas de raison technique, logistique ou juridique pour que l'organisation d'un référendum soit impossible, Suzanne Scholte a ajouté que «tout ce qu'il faudrait c'est la volonté des Nations unies de faire face une fois pour toutes à l'intransigeance du Maroc». «Ce vote n'a jamais eu lieu parce que le Royaume du Maroc a investi des millions de dollars dans le lobbying pour bloquer la mise en œuvre du référendum par les fonctionnaires et les législateurs de l'Onu», a-t-elle précisé.

    Dans le but de convaincre le Président Trump de la nécessité que les États-Unis pèsent de tout leur poids dans la résolution du conflit du Sahara occidental, Mme Scholte a énuméré cinq résultats diplomatiques bénéfiques pour son pays qui en résulteront: «l'établissement d'une démocratie musulmane pro-occidentale en Afrique du Nord et apporter la stabilité nécessaire au Maghreb». En plus de «signaler au monde musulman et africain le ferme engagement des États-Unis de défendre la liberté et les droits de l'Homme pour tous les peuples, montrer que le plaidoyer pacifique et la primauté du droit valent mieux que le terrorisme pour faire avancer votre cause, et pour Trump, en particulier, réaliser quelque chose que chaque Président américain — et les Nations unies — n'ont pas réussi à faire», a-t-elle conclu.

    Le 29 juin, en visite à Rabat, John Sullivan, secrétaire d'État américain adjoint, s'est clairement prononcé en faveur du plan d'autonomie marocain. «C'est un plan sérieux, réaliste et crédible, capable de satisfaire les aspirations de la population du Sahara occidental», a déclaré le diplomate américain lors d'un point de presse conjoint avec Nasser Bourita, selon l'AFP.

    La visite de M.Sullivan au Maroc, après celle qu'il a effectuée en Algérie le 28 juin, coïncide avec la présence, au même moment, de l'allemand Horst Köhler, l'émissaire du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara occidental sur le territoire de ce dernier. «Nous soutenons le processus diplomatique de l'Onu et les efforts pour trouver une solution politique mutuellement acceptable au conflit qui apporte l'autodétermination au peuple du Sahara occidental», a affirmé le responsable américain, en précisant que «le plus important est notre dialogue avec le gouvernement marocain et notre soutien à ce que nous considérons comme un plan sérieux et réaliste», toujours selon l'AFP.

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    Tags:
    autodétermination, référendum, ONU, Horst Köhler, Donald Trump, Sahara occidental, Maroc, États-Unis
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