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    Le poste frontalier Algérie-Mauritanie, une aubaine pour le front Polisario?

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    Le 19 août à Tindouf, en Algérie, le ministre algérien de l’Intérieur a estimé que l’ouverture du poste frontalier entre l’Algérie et la Mauritanie va booster l’économie de la région en favorisant les investissements et la création d’emplois. À l’inverse, un média marocain y voit un tout autre objectif.

    Si du côté algérien et mauritanien l'ouverture de cette frontière constitue une aubaine pour l'économie locale, le site d'information marocain Le 360, quant à lui, n'entend pas cet événement de la même oreille. En effet, dans son édition du 20 août, ce média considère ce poste frontalier comme «une aubaine pour les trafics du Polisario».

    Pour ce média, bien que la première raison, pour l'Algérie, de l'ouverture de la frontière avec la Mauritanie est de casser «l'isolement chronique» du pays, vu que celles avec le Mali, le Niger et la Libye sont pratiquement fermées à cause de la situation sécuritaire, il existe néanmoins une deuxième raison qui est de donner un coup de main au front Polisario.

    «L'autre réponse, c'est qu'il y a par là une demande évidente des rebelles du Polisario, dont les trafics ne prospèrent plus depuis que le Maroc a décidé de mettre fin à l'anarchie qui avait cours dans le no man's land de 3,4 km à Guerguerate [le poste frontalier entre le Maroc et la Mauritanie, ndlr]», a écrit le site d'information.

    «Il suffit de se rendre sur la frontière maroco-mauritanienne pour constater l'énorme travail effectué par les forces de sécurité marocaines pour (…) mettre un terme à la contrebande de cigarettes, de vivres et d'aides alimentaires des camps de Tindouf [camps des réfugiés sahraouis en Algérie, ndlr] qui étaient détournées par les rebelles», a-t-il ajouté en précisant que «ce travail effectué à partir de 2016 a complétement asphyxié les rebelles contrebandiers». «Cette nouvelle frontière est par conséquent, l'unique débouché qui s'offre à eux», a-t-il conclu.

    À l'occasion de l'inauguration, le 19 août, du poste frontalier entre l'Algérie et la Mauritanie dans la wilaya de Tindouf, Noureddine Bedoui, le ministre algérien de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, a affirmé que ce dernier va créer une nouvelle dynamique économique dans cette région, selon l'Algérie Presse Service, le 20 août.

    «Le nouveau poste frontalier terrestre entre l'Algérie et la Mauritanie réalisera prochainement des résultats positifs à travers la création d'une dynamique économique et de nouveaux investissements dans la région», a déclaré le ministre algérien.

    Évoquant les nouvelles possibilités économiques qu'offre l'ouverture de ce poste frontalier, le responsable a appelé les habitants de la région à «exploiter cet acquis par la réalisation des projets prometteurs susceptibles de créer de nouveaux emplois».

    Dans ce cadre, M. Bedoui a affirmé que l'étude de réalisation du projet de la mine de fer de Gara Djebilet (l'un des plus grands gisements de fer au monde), située dans la même région, «est en cours de réalisation et ce sur décision du président de la République».

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    Tags:
    trafiquants, investissements, poste-frontière, Front Polisario, Noureddine Bedoui, Sahara occidental, Mauritanie, Maroc, Algérie
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