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Le secrétaire à la Défense des États-Unis James Mattis a fait savoir que Washington déconseillait à Ankara d’acheter des systèmes antiaériens russes, même si la décision d’en faire l’acquisition ou non n’appartient qu’à la Turquie et relève de son droit souverain.

L'acquisition de systèmes antiaériens S-400 russes par Ankara concerne directement Washington, selon James Mattis, secrétaire à la Défense des États-Unis. Voilà pourquoi la partie américaine ne recommande pas à son partenaire turc de réaliser cet achat:

«La Turquie doit faire un choix, prendre une décision souveraine. Mais évidemment, l'Otan ne peut concevoir que la Turquie fasse entrer un système de missiles antiaériens et antimissiles russe dans un pays de l'Otan», a déclaré James Mattis.

«Oui, cela nous concerne et nous le lui déconseillons», a-t-il insisté.

Deuxième plus grande armée de l'Otan en terme d'effectifs, la Turquie a co-signé en décembre dernier avec la Russie un accord sur des livraisons de missiles S-400 pour près de 2,5 milliards d'euros. Ce contrat prévoit l'achat par Ankara de deux batteries de systèmes S-400. Les deux pays se sont mis d'accord quant à une coopération technique dans ce domaine qui permettrait à la Turquie de produire des missiles sol-air sur son propre territoire.

Le S-400 Triumph est le plus moderne système russe de défense antiaérienne et antimissile, également capable de détruire des cibles terrestres si nécessaire. La portée des missiles équipant les S-400 dépasse les 400 kilomètres et ils peuvent atteindre une altitude de 30 kilomètres.

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Tags:
S-400, Washington, Ankara, Turquie, Moscou
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