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    Viol de la jeune Khadîdja: énorme coup de filet de la police marocaine parmi les suspects

    © Sputnik . Natalia Seliverstova
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    La police marocaine aurait arrêté 12 suspects dans l’affaire de la jeune adolescente ayant été présumément séquestrée et violée pendant deux mois dans son village natal. Le juge ayant mis les prévenus en détention provisoire aurait requis des peines exemplaires. C’est ce qu’a rapporté l’AFP le 28 août en citant une source judiciaire.

    L'enquête progresse dans l'affaire de la jeune adolescente marocaine Khadîdja, âgée de 17 ans, ayant présumément été kidnappée et séquestrée pendant deux mois, durée pendant laquelle elle aurait été violée et tatouée. Sur les 15 personnes suspectées d'avoir commis ce crime, 12 seraient placées en détention provisoire, selon l'AFP en citant une source judiciaire le 28 août.

    Selon la source, citée par l'agence, les chefs d'accusation retenus contre le principal suspect, âgé de 20 ans, seraient: «traite d'être humain sur mineure», «viol», «menace de mort», «torture et usage d'arme causant des blessures et séquelles psychiques», «constitution d'une bande organisée, enlèvement et séquestration».

    Contre dix complices présumés, le juge aurait retenu les chefs de «traite d'être humain sur mineure», «menace de mort», «torture», «enlèvement», «viol», «non-dénonciation de crime» et «non-assistance à personne en danger», selon la même source.

    Le dernier suspect est, quant à lui, poursuivi pour «non-dénonciation de crime» et «non-assistance à personne en danger».

    Concernant les trois autres personnes actuellement en fuite, la même source judiciaire a affirmé qu'ils sont actuellement recherchés par la police, selon l'AFP.

    Dans un enregistrement vidéo réalisé et publié le 28 août par le site d'information marocain Le 360, la jeune Khadîdja a déclaré «ils m'ont séquestrée pendant près de deux mois, violée et torturée, (…) je ne leur pardonnerai jamais, ils m'ont détruite». Sur ces séquences, la victime présumée montre des tatouages graveleux et des traces de brûlures de cigarettes sur son corps.

    Le témoignage de Khadîdja, ayant présumément subi ce crime dans son village d'Oulad Ayyad, a suscité une grande mobilisation sur les réseaux sociaux. Plus de 27.000 personnes ont signé une pétition en ligne exprimant leur indignation. Des avocats, Des militants des droits de l'Homme et ses parents collectent en ce moment même des fonds pour faire valoir ses arguments et obtenir un traitement médical.

    Pour rappel, en février, le Parlement marocain a adopté une loi sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes, reconnaissant et criminalisant pour la première fois certaines formes de violence domestique.

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    Tags:
    viol collectif, peine de prison, suspect, tortures, Maroc
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