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    Tripoli, la capitale de la Libye

    Crise libyenne: le parlement du pays réaffirme son attachement aux accords de Paris

    © AFP 2018 Mahmud Turkia
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    Le parlement libyen considère encore que les accords de Paris sont le cadre qui peut aider à la résolution de la crise dans le pays. C’est ce qu’a indiqué, ce 3 septembre, un communiqué de sa commission des Affaires étrangères, qui réaffirme l’attachement du parlement à l’application de ces accords.

    La commission des Affaires étrangères et de la coopération internationale du parlement libyen à Tobrouk, a réaffirmé, ce 3 septembre, dans un communiqué dont l'agence Sputnik a eu une copie, son engagement en vue de l'application de l'accord de Paris, signé le 29 mai entre les différentes parties du conflit libyen. Elle a aussi appelé la mission de l'Onu chargée d'accompagner le processus de paix en Libye à assumer sa responsabilité dans le rétablissement de la sécurité dans le pays et dans la protection des biens des libyens.

    La commission des Affaires étrangères et de la coopération internationale réaffirme son attachement à «l'initiative française tout soulignant son inquiétude face aux évènements qui se déroulent dans la capitale Tripoli qui pourraient porter atteinte aux processus électoral prochain», lit-on dans le texte du communiqué.

    Dans le même sens, la commission a aussi appelé «la mission des Nations unies accompagnant le processus politique en Libye à assumer ses responsabilités dans la protection des biens des libyens et à revoir ses anciens plans concernant le rétablissement de la paix dans le pays», a ajouté le même communiqué.

    Tout en affirmant qu'elle suit de très près l'évolution de la situation sécuritaire dans la capitale Tripoli, la commission a mis en garde contre «les graves conséquences des combats armés qui menacent de détruire toutes les institutions de la capitale, et dont l'impact négatif sur le pays serait énorme, en provoquant une situation hors de contrôle et en créant les conditions d'une guerre civile qui finirait par diviser la Libye».

    Pour rappel, le 29 mai s'est tenu un sommet à Paris sous l'égide des Nations unies consacré à la résolution de la crise libyenne. Les pays présents à cette rencontre étaient: l'Algérie, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Turquie, l'Italie, Malte, la Chine, la Tunisie, le Maroc, l'Égypte, le Qatar, les Émirats arabe unis, l'Arabie saoudite, le Koweït, le Niger, le Tchad et la République du Congo (représentant de l'Union africaine). Les différentes parties libyennes présentes au sommet se sont engagées à organiser des élections législatives et présidentielles le 10 décembre 2018, selon le communiqué lu à l'issue de la conférence.

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    Tags:
    guerre civile, élection présidentielle, accord de paix, ONU, Paris, Tripoli (Libye), Libye
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