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Le général-major Abdelghani Hamel, ancien de la police algérienne, pourrait avoir d’autres problèmes de la part du Président Bouteflika, y compris concernant sa carrière militaire, ont confié des sources au journal Le soir d’Algérie.

Après son limogeage de la Direction générale de la sûreté nationale algérienne (DGSN) le 26 juin, le général-major Abdelghani Hamel, issu de la gendarmerie nationale, pourrait subir d'autres réprimandes, informe le quotidien Le soir d'Algérie, le 5 septembre, citant des sources qui affirment que ce dernier serait voué à une fin de carrière tragique.

Selon ces sources, sur instruction du Président Abdelaziz Bouteflika, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, le chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP) et vice-ministre de la Défense nationale, aurait été chargé «de mettre fin à la rémunération de cet officier supérieur par le ministère de la Défense nationale».

Ainsi, «une procédure serait envisagée, au niveau du ministère de la Défense, pour dessaisir Abdelghani Hamel de tous ses galons et grades militaires», ont-elles ajouté.

Si ces informations sont vérifiées, ces mêmes sources affirment que «cela signifierait que l'ancien directeur de la DGSN risquerait même d'être convoqué par la justice», et ce par rapport à «ses déclarations à propos de l'affaire de la saisie des 701 kg de cocaïne au port d'Oran».

Plus grave encore, «les autorités algériennes ont même saisi Interpol au sujet de deux comptes personnels localisés à Nice et à Beyrouth», qui appartiendraient au général Hamel, ont ajouté ces sources citées par le journal. «Les enquêteurs ont pour mission d'établir un quelconque lien entre lesdits comptes et un éventuel financement d'un projet "politique", en prévision de la prochaine présidentielle», ont-elles précisé.

En faisant référence aux limogeages des deux anciens chefs du gouvernement, Abdelmadjid Tebboune en août 2017 et, avant lui, Abdelaziz Belkhadem, en août 2014, Le soir d'Algérie souligne qu'en règle générale, «Bouteflika ne sévit de manière aussi foudroyante que lorsque l'indélicat responsable est soupçonné de remettre en cause son autorité, sa capacité à gouverner ou, plus crûment, de nourrir des ambitions présidentielles».

Pour rappel, suite à ses déclarations concernant l'affaire de la saisie de la cocaïne le 29 mai au port d'Oran, le 26 juin, le général-major Abdelghani Hamel a été limogé par le Président Abdelaziz Bouteflika et remplacé par le colonel Mustapha-Lakhdar El-Habiri. Le général Hamel a ouvertement critiqué la manière avec laquelle a été menée l'enquête préliminaire par les forces navales algériennes dénonçant des dépassements.

«Il y a eu des dépassements et des violations lors de l'enquête préliminaire, mais les juges étaient vigilants et ont tranché en évitant la dilution des choses», a déclaré à la presse l'ancien chef de la police algérienne. «Là, je dis que celui qui veut lutter contre la corruption doit être propre», a-t-il ajouté, en affirmant que «l'institution de la police est déterminée à poursuivre son travail et à continuer la lutte contre la corruption».

Tout en affirmant que la police transmettra tous les dossiers en sa possession sur l'affaire de la cocaïne à la justice, M.Hamel a souligné que «personne ne peut arrêter l'institution policière avec les allégations, les manipulations ou en lui faisant peur. Nous résistons».

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Tags:
cocaïne, démission, sanctions, Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) algérienne, Armée nationale populaire algérienne (ANP), Ahmed Gaïd Salah, abdelghani hamel, Abdelaziz Bouteflika, Algérie
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