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    Le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, le chef de l'état-major de l'ANP

    L’armée algérienne lève le suspense sur les changements ayant touché son haut commandement

    CC BY-SA 4.0 / Lamraoui.lamin / Ahmed Gaid Salah With the army
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    Kamal Louadj
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    Les changements décidés par le Président Abdelaziz Bouteflika, ayant ébranlé l'armée algérienne, ont pour objectif le parachèvement de sa professionnalisation et consacrent son retrait définitif de la vie politique du pays. C’est ce qu’a affirmé, le 10 septembre, le chef d’état-major de l’armée algérienne Ahmed Gaïd Salah, à Béchar.

    L'armée algérienne continue son entreprise de modernisation et de professionnalisation en permettant l'émergence en son sein de cadres fiables à qui son commandement serait confié, a affirmé le 10 septembre à Béchar le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP) et vice-ministre de la Défense nationale, indiquant que les derniers changements ayant touché le haut commandement de l'armée rentrent dans ce cadre.

    «Le Haut commandement de l'Armée nationale populaire œuvre, sans répit, à définir les repères et les critères objectifs et sûrs, qui consistent essentiellement en le fait de consacrer la tradition d'alternance sur les fonctions et les postes de différents échelons, parmi tant d'autres bonnes traditions et coutumes indispensables, et comme étant une culture incontestable à travers laquelle jaillit un nouvel élan parmi les rangs et un sang neuf avec lequel grandissent les ambitions des personnels et leur espoir de voir le travail dévoué exclusivement […] à la patrie, seul critère pour parvenir aux grandes responsabilités», a déclaré le chef de l'ANP dans une allocution diffusée par le ministère de la Défense nationale.

    Pour rappel, l'affaire de la saisie de la cocaïne le 29 mai dernier dans le port d'Oran par les forces navales a suscité une vague de changements dans les corps constitués algériens, touchant en premier lieu la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et la gendarmerie nationale, pour finir par l'ANP.

    À ce sandale qui a ébranlé la société algérienne s'était ajouté, sur la scène politique, l'appel du président du Mouvement de la société de paix, Abderrezak Mokri, sommant l'armée d'intervenir pour assurer une transition politique et laissant ainsi entendre que l'institution militaire aurait pu opposer un véto à l'idée d'un cinquième mandat du Président Bouteflika, jugé trop affaibli par la maladie.

    Face à cette situation préoccupante, aggravée par l'instabilité externe à la frontière est du pays, partagée avec la Tunisie et la Libye, et à la frontière sud limitrophe de la région du Sahel, où sévissent des groupes terroristes sur fond de grave crise migratoire, le Président Abdelaziz Bouteflika avait appelé, le 20 août, les Algériens à créer un front populaire interne pour garantir la stabilité du pays, en prenant exemple sur les éléments de l'Armée nationale populaire (ANP) et tous les autres organes de sécurité.

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    Tags:
    traditions, commandement, changements, Armée nationale populaire algérienne (ANP), Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Gaïd Salah, Algérie
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