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    Alger réagit à la décision américaine d’arrêter le financement de l’Unrwa

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    Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a regretté ce mardi au Caire la décision des États-Unis de stopper le financement de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine. C’est ce qu’a indiqué l’APS, ajoutant que le diplomate appelle à soutenir l’agence onusienne.

    Le 11 septembre au Caire, lors de la réunion ad hoc des ministres des Affaires étrangères de la Ligue des États arabes consacrée à l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa), Abdelkader Messahel, le ministre algérien des Affaires étrangères, a déploré la décision de l'Administration américaine de stopper son aide financière à cet office onusien, selon l'Algérie Presse Service (APS).

    Dans sa déclaration, le chef de la diplomatie algérienne a souligné que l'appui à l'Unrwa, née d'une résolution de l'Assemblée générale de l'Onu, «implique une responsabilité juridique, politique et éthique, pour assurer le droit des réfugiés palestiniens à une vie digne et leur permettre de bénéficier de prestations sociales, notamment sanitaires et éducatives».

    Tout en rappelant que son pays «vient en tête des pays soutenant le budget de l'Autorité palestinienne, en vue d'alléger les souffrances du peuple palestinien frère», le diplomate algérien a appelé à soutenir l'Unrwa, «à travers la mobilisation du soutien politique et financier».

    Lors de la réunion mensuelle du Conseil de sécurité de l'Onu sur le Proche-Orient, le 24 juillet, l‘ambassadeur américain à cette institution internationale, Nikki Haley, s'est attaqué aux pays arabes sur la question du conflit israélo-palestinien, les accusant de ne pas faire suffisamment pour «réellement aider» à instaurer la paix dans cette région du monde, selon l'AFP.

    «Le moment est venu pour les pays de la région de réellement aider le peuple palestinien au lieu de faire des discours à des milliers de kilomètres», a déclaré l'ambassadeur américain.

    Rétorquant aux critiques souvent portées à son pays de pencher beaucoup plus du côté israélien et de ne pas se préoccuper assez du sort des Palestiniens, la diplomate a rappelé qu'en plus de son aide financière à l'Unrwa, les États-Unis ont donné, en 2017, 300 millions de dollars en aide bilatérale à l'Autorité palestinienne. Ce qui fait un total de «plus de 6 milliards de dollars en aide bilatérale aux Palestiniens» depuis 1993. «Combien les pays arabes — dont certains sont riches — ont-ils donné aux Palestiniens? Sûrement pas autant que les États-Unis», a-t-elle ironisé.

    Nikki Haley s'en est prise directement à Alger et Tunis, en affirmant que ces deux capitales n'avaient pas tenu leur engagement financier à l'égard de l'Unrwa. «En 2017 […] la contribution de l'Algérie était de 0. La contribution de la Tunisie était de 0 », a précisé l'ambassadrice américaine qui a omis d'évoquer, selon l'AFP, la réduction considérable cette année de la contribution financière de son pays à cette agence.

    Pour rappel, fin août, l'administration américaine a décidé de stopper le financement de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, a indiqué une déclaration du service de presse du département d'État.

    L'Office onusien a confirmé l'annulation par les États-Unis de leur aide financière pour l'année 2018, peut-on lire dans le communiqué de l'agence.

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    conflit israélo-palestinien, suspension, financement, UNRWA, ONU, Nikki Haley, Abdelkader Messahel, États-Unis, Algérie
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