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    L'Otan pourrait considérer des «cyberattaques russes» comme «une attaque armée»

    © Sputnik . Natalia Seliverstova
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    L'Otan pourrait avoir recours à l'article 5 du traité de l'Atlantique nord sur la défense collective en cas de «cyberattaques de la part de la Russie», a déclaré le secrétaire général de l'Otan, bien que Moscou ait rejeté à plusieurs reprises toute accusation de cyberattaque.

    L'Otan pourrait appliquer l'article 5 du traité de l'Atlantique nord concernant la défense collective en cas de «cyberattaques de la part de la Russie», a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, dans une interview au site Axios.

    Il a indiqué que la décision de prendre cette mesure dépendrait du caractère de la cyberattaque.

    «Nous ne devons accorder cet avantage à aucun éventuel ennemi», a-t-il fait remarquer.

    Jens Stoltenberg a refusé de préciser les conditions dans lesquelles l'article 5 pourrait être mis en pratique et a annoncé le renforcement de la défense de l'organisation dans le domaine de l'information.

    Il a souligné également que les moyens de défense seraient conformes au droit international.

    «Ils ont été appliqués, par exemple, contre Daech*, pas par l'Otan, mais par les alliés de l'Otan», a-t-il rappelé.

    Selon l'article 5 du traité de l'Atlantique nord, «les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties». En outre, «dans des cas relevant de la guerre hybride, le Conseil [de l'Atlantique nord, ndlr] pourrait décider d'invoquer l'article 5 du traité de Washington, comme pour une attaque armée», souligne le communiqué du sommet de Bruxelles tenu les 11 et 12 juillet 2018.

    La Russie a rejeté à plusieurs reprises les accusations de cyberattaques et de tentatives d'influencer les élections dans différents pays par cette méthode. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a qualifié ces accusations d'«absolument infondées». Quant à Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, il a déclaré au sujet d'une supposée ingérence de la Russie dans les élections aux États-Unis, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni qu'il n'y avait aucun fait qui le prouvait.

    *Organisation terroriste interdite en Russie

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    Tags:
    États-Unis, diplomatie, défense collective, droit international, guerre hybride, cyberattaque, Daech, OTAN, Dmitri Peskov, Sergueï Lavrov, Jens Stoltenberg, Bruxelles, Royaume-Uni, Allemagne, France, Washington, Russie
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