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    Province d'Idlib, image d'illustration

    Ambassadeur russe à l’Onu: «Le problème d’Idlib, une manœuvre de diversion»

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    Dès que le gouvernorat d’Idlib reviendra sous le contrôle de Damas, il n’y aura rien d’autre à condamner que la présence militaire illégale dans le pays, constate l’ambassadeur russe à l’Onu. Ainsi, le bruit autour du problème d’Idlib sert, selon lui, de manœuvre de diversion.

    Le tapage autour de la catastrophe humanitaire à Idlib sert de manœuvre de diversion pour détourner l’attention de ce qui se passe dans d’autres parties de la Syrie, a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès de l’Onu sur les ondes d’une radio russe.

    «Idlib est, si vous voulez, une manœuvre de diversion de ce qui se passe dans d’autres parties de la Syrie», a-t-il déclaré.

    Et d’ajouter que la veille de la rencontre entre les Présidents russe et turc, au cours de laquelle une entente sur Idlib a été atteinte, l’atmosphère autour de ce gouvernorat syrien a été captée et les pronostics de la plus grande catastrophe humanitaire du XXIe siècle se sont fait entendre.

    «Ici, il y a un autre enjeu que celui de la protection des civils. Si Idlib retourne sous le contrôle de Damas– et cela se produira tôt ou tard, c’est inévitable-, la Syrie sera pratiquement libérée des principaux foyers de présence terroriste. Que restera-t-il alors en Syrie? Le nord-est, où les troupes américaines sont présentes d’une manière illégale, la base d’Al-Tanf, située dans un emplacement stratégique à la frontière entre la Syrie, la Jordanie et l’Irak, où [les Américains, ndlr] sont également présents illégalement et d’autres présences militaires illégales en Syrie. Il n’y aura plus rien d’autre à condamner», a expliqué le diplomate.

    Les Présidents russe et turc, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, se sont entendus à Sotchi afin de mettre en place aux alentours du 15 octobre, le long de la ligne de contact entre les forces gouvernementales et les groupes d'opposition armés dans le gouvernorat d'Idlib, une zone démilitarisée large de 15 à 20 kilomètres. Les ministres de la Défense des deux pays ont signé de leur côté un mémorandum sur la stabilisation de la situation dans la zone de désescalade d'Idlib.

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    Tags:
    présence militaire, catastrophe, ONU, Vassili Nebenzia, Turquie, Russie, États-Unis, Al-Tanf, Idlib
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