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    Un hôtel à Damas

    À Damas, ce Belge se sentait «plus en sécurité que dans la plupart des villes européennes»

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    Anna Dedkova
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    «Je n’ai jamais ressenti de menace m’indiquant que je puisse être victime d’un pickpocket à tout moment. Ce serait totalement différent à Athènes ou à Paris...»: entamant un voyage en Syrie, le Belge Jorgo était dans l’inconnu, mais toutes ses craintes ont été rapidement dissipées. Il a raconté à Sputnik son aventure comme touriste en Syrie.

    Seriez-vous prêt à partir en vacances en Syrie? Le jeune Belge Jorgo a eu l'audace de le faire, bien que l'écho de la guerre, qui frappe le pays depuis sept ans, puisse encore être ressenti dans quelques parties du pays. «Beaucoup de gens pensent que la Syrie entière est une zone de guerre. Cependant, les zones contrôlées par le gouvernement sont plutôt calmes. J'ai parlé à des Syriens et à des Libanais au Liban qui disaient que Damas pouvait être visitée en toute sécurité», déclare Jorgo à Sputnik.

    Globe-trotteur fervent, Jorgo est passionné par les destinations insolites, jugées parfois dangereuses, comme Tchernobyl, Pyongyang ou… la Syrie. Cet été, en juillet, il a visité la Syrie en tant que touriste, et a partagé son expérience sur les pages de son blog Unusualtravelblog.com et dans une interview à Sputnik.

    Il voulait visiter la Syrie en février, n'ayant pas réussi à obtenir les bons documents à l'époque, il a trouvé plus tard une agence de voyages qui y a organisé son voyage via la capitale libanaise Beyrouth.

    «Je ne savais pas à quoi m'attendre, donc j'avais un sentiment mitigé avant mon arrivée. Mais le sentiment de peur avait disparu quand je suis arrivé à Damas», raconte-il.

    Ses déplacements dans le pays n'ont pas été restreints. L'agence de voyages lui a demandé ce qu'il voulait faire en Syrie et a organisé son itinéraire, donc le voyageur ne pouvait pas changer d'avis et visiter un endroit non prévu par cet itinéraire. Seuls les déplacements dans les zones contrôlées par le gouvernement sont autorisés, raconte le jeune homme: «si je voulais visiter Alep, cela aurait été autorisé, mais j'ai décidé de ne rester qu'une semaine».

    Bien que le pays soit déchiré par la guerre depuis des années, Jorgo confie qu'il s'est senti en sécurité partout pendant tout son voyage.

    La place de Bab Touma à Damas
    La place de Bab Touma à Damas

    «Un pays sans tourisme est un pays sans arnaqueurs. Vous ne devez donc pas vous soucier de cela, ce qui fait la différence avec les capitales touristiques en Europe. Je n'ai jamais ressenti de menace m'indiquant que je puisse être victime d'un pickpocket à tout moment. Ce serait totalement différent à Athènes ou à Paris… C'est quelque chose que vous vivrez dans tous les pays où le tourisme n'est pas une question économiquement importante», explique le globe-trotteur.

    Tout est très normal à Damas, écrit Jorgo. À Damas, aucune destruction n'est à observer, et le fait qu'autant de personnes vivent leur vie quotidienne fait oublier la guerre:

    La vie ordinaire bat son plein à Damas
    La vie ordinaire bat son plein à Damas
    Jorgo dans un hôtel de Damas
    Jorgo dans un hôtel de Damas

    Damas ressemble à une très belle ville du Moyen-Orient avec ses souks et bars à narguilés, selon Jorgo. «Comme dans n'importe quel pays chaud, vous verrez qu'une ville deviendra vivante après la tombée de la nuit. La même chose s'applique à Damas», raconte-il, affirmant admirer notamment la vie nocturne de la capitale syrienne. «Lorsque je me promenais la nuit à Damas, je me sentais plus en sécurité que dans la plupart des villes européennes», écrit-il dans le blog.

    «Même en dehors de Damas, je ne me suis jamais senti en danger. Nous passons beaucoup de points de contrôle mais tout est sous contrôle de l'armée syrienne. Vous ne pouvez simplement pas entrer dans un endroit où cela pourrait être dangereux. Il est cependant choquant de voir toutes les destructions à l'extérieur de Damas», révèle-t-il.

    En route vers le château Krak des Chevaliers
    En route vers le château Krak des Chevaliers

    La chose qui l'a le plus étonné a été l'hospitalité du peuple syrien. À un point de contrôle, deux soldats l'ont salué avec la phrase «Bienvenue en Syrie, on espère que vous aimez le chaï» [du thé en arabe]. Les résidents locaux étaient très amicaux et lui ont offert un accueil chaleureux. «Les Syriens sont des gens extraordinaires, ils vous invitent à prendre le thé et ont une excellente cuisine», raconte-t-il.

    Dans un restaurant de Damas
    Dans un restaurant de Damas

    «Espérons que la guerre prendra fin aussitôt que possible. La paix pour la Syrie», conclut le voyageur dans son blog.

     

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    Tags:
    voyages, tourisme, sécurité, Damas, Syrie, Belgique
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