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    Recep Tayyip Erdogan

    «La Turquie a refusé d’obéir aux sanctions anti-iraniennes unilatérales des USA»

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    Agissant dans l’intérêt de son peuple, la Turquie continuera d’acheter du gaz iranien en dépit des sanctions américaines envers Téhéran, a déclaré Recep Tayyip Erdogan. Son ministre des Affaires étrangères a tenu le même discours quant au pétrole iranien. Le représentant d’une chaîne de télévision turque en Iran a commenté la situation à Sputnik.

    La déclaration faite par le Président turc, dans une interview exclusive accordée à Reuters en marge d'une session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, a été chaleureusement accueillie à Téhéran, a déclaré à Sputnik le journaliste Yakup Aslan, représentant de la chaîne de télévision turque Ulusal Kanal en Iran.

    «Bien que Téhéran n'y ait pas encore officiellement réagi, la déclaration d'Erdoğan, assortie des commentaires des plus bienveillants, a été publiée par de nombreux médias iraniens. […] Somme toute, la position d'Ankara face à la question du commerce avec l'Iran est tout à fait naturelle et repose sur la prise en compte des besoins essentiels de la Turquie», a souligné l'interlocuteur de l'agence.

    Selon ce dernier, cette décision de la Turquie conforte les positions politiques de l'Iran.

    «L'Iran entretient avec la Turquie une très étroite coopération tant dans les domaines politique et militaire que dans la lutte contre le terrorisme et dans les efforts tendant au règlement en Syrie. […] La déclaration d'Erdoğan signifie par ailleurs la poursuite de la stabilité politique dans la région», a relevé M. Aslan.

    Et de rappeler que, parmi les cinq pays achetant le plus de pétrole à l'Iran, seuls le Japon et la Corée du Sud avaient annoncé leur intention de réduire leurs importations de brut en provenance du pays, tandis que les autres États avaient maintenu leur soutien à Téhéran dans le contexte des sanctions américaines.

    «Par sa décision, la Turquie a refusé d'obéir aux sanctions anti-iraniennes unilatérales des États-Unis et de céder à leur pression politique, ce qui a été favorablement accueilli à Téhéran», a résumé le journaliste.

    Le 8 mai dernier, Donald Trump avait annoncé que Washington se retirait de l'accord sur le nucléaire iranien conclu entre l'Allemagne, la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie et l'Iran. En sortant de cet accord, le Président américain avait rétabli une série de lourdes sanctions visant principalement les entreprises ou pays étrangers qui continueraient de faire des affaires avec Téhéran. La Maison-Blanche a notamment demandé à ses alliés de réduire leurs importations de pétrole iranien d'ici novembre prochain afin de couper les vivres à l'Iran.

    La Turquie, alliée de l'Otan, dépend des importations pour la quasi-totalité de ses besoins énergétiques.

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    financement, importations, gaz, pétrole, président, politique, pressions, sanctions, Assemblée générale des Nations unies, présidence américaine, ONU, Yakup Aslan, Recep Tayyip Erdogan, Donald Trump, Corée du Sud, Japon, Turquie, États-Unis, Iran
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