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    Photo de Jamal Khashoggi

    L'«insupportable» Khashoggi: les confessions de son ex-collègue écrivain

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    Disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi (105)
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    Ils ont travaillé au journal Al-Wasat pendant une dizaine d'années. Maintenant, Fayçal Jalloul, écrivain et spécialiste du Moyen-Orient, garde un bon souvenir de son ex-collègue Jamal Khashoggi, un «homme qui avait l'oreille de responsables US», et raconte à Sputnik pourquoi sa personnalité était «insupportable» pour Riyad.

    Alors que l'affaire Khashoggi prend de l'ampleur, certains comme le Président américain estimant qu'il est fort probable que le journaliste soit mort, son ex-collègue Fayçal Jalloul a fait part à Sputnik de ses souvenirs concernant le journaliste disparu.

    Jamal Khashoggi et Fayçal Jalloul, écrivain spécialiste du Moyen-Orient et chercheur à l'Académie de géopolitique de Paris, ont travaillé ensemble pendant 10 ans au journal Al-Wasat sur plusieurs dossiers — le Yémen, la Syrie, la Palestine — bien qu'ils ne soient pas d'accord sur tout.

    «Il est Frère musulman*, il a soutenu les Frères musulmans*», se rappelle M.Jalloul. «Les printemps arabes, c'était son affaire, il a joué un rôle important là-dedans et il a continué de le faire jusqu'à son présumé assassinat. Ce qui déplaît au gouvernement d'Arabie saoudite et à Mohammed ben Salmane», pointe-t-il.

    Les prises de position de Khashoggi pouvaient déplaire au pouvoir saoudien pour plusieurs raisons, surtout vu le fait qu'il avait décidé de s'exiler aux États-Unis et écrivait dans The Washington Post.

    Le deuxième facteur, c'est le fait qu'il était proche des Frères musulmans*.

    «Le régime saoudien ne supporte pas un homme comme Khashoggi, un opposant de taille, qui sait bien parler, qui a de bonnes relations avec les Américains, qui a de bonnes relations au sein même d'une partie de la famille royale d'Arabie saoudite.»

    «Avoir cet homme qui a l'oreille de responsables américains, qui écrit dans une presse américaine hyper-importante, qui était très médiatisé, c'était pour ben Salmane et même pour le roi, insupportable», résume M.Jalloul.

    Virulent critique du pouvoir saoudien, Jamal Khashoggi n'a plus donné signe de vie depuis son entrée le 2 octobre dans le bâtiment du consulat saoudien à Istanbul. Des responsables turcs ont affirmé qu'il y avait été assassiné et démembré.

    Riyad affirme que le reporter a disparu après avoir quitté le bâtiment du consulat. Ce dernier collabore avec les autorités turques pour préciser les circonstances de sa disparition. Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que l'Arabie saoudite devrait prouver sa non-implication dans cette disparition et que ses explications étaient peu convaincantes.

    Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy, a annoncé que la Turquie avait obtenu de la part de l'Arabie saoudite une autorisation pour visiter son consulat général à Istanbul suite à la disparition de Jamal Khashoggi.

    La semaine dernière, The Washington Post a communiqué que le gouvernement turc avait indiqué aux officiels américains détenir des vidéos et des bandes sonores qui prouvent que le journaliste a été assassiné dans le consulat. Pour sa part, Riyad rejette toute accusation.

    *Organisation terroriste interdite en Russie

    Dossier:
    Disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi (105)

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    Tags:
    Mohammed ben Salmane Al-Saoud, journalistes, collègue, souvenir, journal, gouvernement, refuge, disparition, Frères musulmans, Al-Wasat, Jamal Khashoggi, Riyad, Proche-Orient, Arabie Saoudite
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