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    Un Rom soupçonné d’agressions sexuelles sur mineurs impliqué dans une fraude à la CAF

    © REUTERS / Charles Platiau
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    Les autorités ont démantelé un réseau de fraude aux allocations sociales qui sévissait dans le Nord. Le préjudice porte sur au moins 1,7 million d’euros. Trois membres de la communauté rom ont été mis en examen pour escroquerie en bande organisée. L’un d’eux était déjà écroué pour des soupçons d’agressions sexuelles sur mineurs.

    Mi-2017, des agents de la Caisse d'allocations familiales (CAF) et du régime social des indépendants (RSI) s'interrogeaient sur des chiffres… étranges. Ils signalent alors l'augmentation jugée anormale de constitution de dossiers d'autoentrepreneurs par des membres de la communauté rom vivant dans la région de Valencienne (Nord). 1.200, rien que pour la commune de Denain et ses environs!

    ​D'après une source proche de l'enquête, citée par l'AFP le 19 octobre, plusieurs jeunes femmes se déclaraient autoentrepreneurs dans le recyclage de métaux. Par la suite, elles déclaraient de fausses grossesses, prises en charge par le RSI, tout en déposant également des dossiers totalement fictifs. 

    Et d'après les sources citées par l'AFP, l'escroquerie était bien huilée:

    «Il s'agissait d'un système frauduleux, dans l'écrasante majorité des cas. Ils constituaient de faux certificats de naissance, des fausses cartes d'identité roumaine.»

    Le fruit de leur larcin était envoyé en Roumanie et en partie investi dans l'immobilier, dans la zone de la Moldavie roumaine, région d'origine des «têtes pensantes du réseau». Toujours selon les mêmes sources, ce sont ces mêmes têtes pensantes qui captaient le gros de la fraude:

    «Le clan était à la manœuvre des constitutions de dossiers pour autrui et évidemment gardait le principal des allocations, ne laissant que quelques miettes aux personnes qui constituaient le dossier.»

    Deux hommes et une femme âgée de 27 ans, tous Roms roumains et considérés comme dirigeant le réseau, ont été interpellés dans la semaine du 15 octobre et mis en examen pour escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux. Ils ont été écroués.

    L'un d'entre eux était déjà derrière les barreaux pour des soupçons d'agressions sexuelles sur mineurs. D'autres membres du réseau ont quitté la France pour la Roumanie. Parmi eux, deux individus s'étaient installés dans l'est de la France, où ils continuaient leur fraude.

    «Les perquisitions à Strasbourg et Forbach lundi et mardi [15 et 16 octobre, ndlr] ont pu montrer qu'ils poursuivaient le système dans l'est de la France, puisque de nombreux dossiers de même nature et toute une série de faux documents ont été découverts», toujours selon la même source citée par l'AFP. La CAF de Strasbourg aurait été victime d'un préjudice montant à un peu moins de 100.000 euros et l'enquête est toujours en cours. 

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