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    Drapeaux de la Chine et des USA

    Trump exige d’inclure la Chine dans un traité nucléaire bilatéral avec Moscou

    © REUTERS / Hyungwon Kang
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    Menaçant d’accroître son arsenal nucléaire, Donald Trump a indiqué que les États-Unis développeraient ce type d’armement à moins que la Russie et la Chine n'acceptent d'arrêter de le faire. Le sénateur russe Konstantin Kossatchev a dénoncé le «cynisme politique extrême» du Président américain.

    Donald Trump estime que la Chine devrait être partie prenante du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), conclu avec Moscou pendant la Guerre froide et dont le Président américain a annoncé samedi souhaiter se retirer.

    «Pékin ne participe pas à ce traité, mais il devrait y être inclus», a appelé le locataire de la Maison-Blanche lundi alors que son conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton, rencontrait à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

    Donald Trump a également menacé d'accroître l'arsenal nucléaire des États-Unis.

    «Jusqu'à ce que les gens reviennent à la raison, nous avons plus d'argent que quiconque et de loin, nous allons les construire [les armes, ndlr] jusqu'à ce qu'ils reviennent à la raison», a-t-il poursuivi.

    Et d'ajouter: «Quand ils le feront, alors nous serons tous intelligents et nous nous arrêterons tous et, en passant, non seulement nous arrêterons [de construire des armes], mais nous le réduirons [l'arsenal nucléaire, ndlr], ce que j'aimerais faire.»

    Précisant a précisé que ses propos s'adressaient à la Russie, à la Chine ainsi qu'à tout autre pays qui «voudrait jouer à ce jeu».

    Commentant ces propos, le sénateur russe Konstantin Kossatchev a dénoncé le «cynisme politique extrême» de l'appel lancé exclusivement à Pékin par Donald Trump. «Le Royaume-Uni et la France (les alliés des États-Unis dans l'Otan) ainsi que de nombreux autres pays sur le seuil de l'être nucléaires (Inde, Pakistan, Corée du Nord, Israël) disposent de missiles à portée intermédiaire et courte», a-t-il écrit sur sa page Facebook.

    Le Président américain s'est attiré lundi la réprobation de plusieurs capitales, en raison de son annonce concernant sa volonté de sortir du traité FNI. Plus tôt, Bruxelles, Paris, Berlin, Rome, Vienne et Madrid avaient exprimé leur préoccupation face à cette initiative américaine. Le Kremlin a de son côté averti que cette démarche rendrait le monde «plus dangereux».

    Donald Trump avait annoncé samedi son intention de sortir du traité, accusant Moscou de le violer et soupçonnant la Chine de développer activement des armes. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov ainsi que le signataire russe du document, Mikhaïl Gorbatchev, avaient averti Washington du danger de cette initiative, évoquant la possibilité d'une riposte.

    Pékin a également jugé «erronée» l'évocation de la Chine par Donald Trump pour motiver sa volonté de sortir du Traité, et a mis en garde contre les «effets négatifs multilatéraux» d'une telle initiative.

    Le conseiller du Président américain pour la sécurité nationale John Bolton est arrivé dimanche dans la capitale russe pour aborder le sujet du FNI avec les autorités russes.

    Signé le 8 décembre 1987 par le Président américain Ronald Reagan et le secrétaire général du Parti communiste Mikhaïl Gorbatchev, le Traité FNI visait à détruire en trois ans les missiles d'une portée de 500 à 5.500 km.

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    Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), John Bolton, Konstantin Kossatchev, Donald Trump, États-Unis, Chine
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