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    Des milliers de Franco-algériens quitteraient la France pour bâtir leur avenir en Algérie

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    Encouragés par les mesures prises en janvier 2018 par le gouvernement algérien sur ordre du Président Abdelaziz Bouteflika pour soutenir les créations d’entreprises, des milliers de Franco-algériens nés et diplômés en France traversent la Méditerranée pour tenter leur chance dans le pays de leurs parents ou de leurs grands-parents.

    Pendant que des jeunes Algériens tentent de rejoindre l'Europe sur des embarcations de fortune en traversant la Méditerranée au risque de leur vie, un phénomène migratoire inverse est en cours. Dans un reportage diffusé le 19 octobre, France 3 le décrit. L'enquête signée par Karim Baïla, Laurent Esnault et Alban Poitevin, dont le titre est «Algérie, le nouvel eldorado», raconte l'aventure de plusieurs jeunes français issus de l'immigration et diplômés de l'enseignement supérieur français qui tentent de se faire une situation en Algérie, chose qu'ils n'ont pu réaliser en France. «Des Français d’origine algérienne qui ont choisi d’investir en Algérie, aujourd’hui, ils seraient environ 30.000», a-t-on annoncé dans le reportage.

    Les mesures prises en janvier 2018 par le Président Abdelaziz Bouteflika, dont un crédit gratuit allant jusqu'à 1 million d'euros à taux zéro et remboursable à partir de 10 ans d'exercice et une aide au logement, en faveur des jeunes de la diaspora algérienne porteurs de projets, ont notamment poussé l'architecte Bachir, l'exportateur de produits agricoles Kader et la fabricante de smartphones Fellaa a créer leur entreprise en Algérie.

    Après avoir rencontré le consul général d'Algérie à Marseille, qui lui a donné des explications quant aux avantages et aux facilités accordés aux jeunes investisseurs algériens venus de l'étranger, Bachir a déclaré qu'«il y a plein de choses à faire là-bas [en Algérie, ndlr], ça on en a tous pris conscience». «Maintenant qu'il y a des outils à notre disposition, on en prend acte, et c'est à nous de les exploiter, personne ne fera rien à notre place en Algérie ou ailleurs», a-t-il encore ajouté.

    Kader a mis à profit sa double culture franco-algérienne et ses connaissances en matière de négoce international pour signer d'importants contrats concernant l'exportation de pommes de terre produite dans le Sahara algérien. «Je ne pensais pas qu'il existait encore des pays où on pouvait faire tout ce qu'on veut et dans tous les domaines, il suffit juste d'avoir les compétences nécessaires», affirme-t-il.

    Pour sa part, Fella, accompagnée de son mari, travaille à l'ouverture d'une usine de montage de smartphones portant le nom de KenzyOne. Elle sera l'une des plus importantes unités de fabrication de ce genre de téléphones en Afrique du Nord. Dotées de cinq chaînes de production, dont deux seulement seront mises en activité au début de l'activité, l'usine de Fella produira entre 2.000 à 3.000 téléphones par jour.

    Pour rappel, les conditions de création de micro-entreprises, introduites en janvier 2018 par le gouvernement algérien sur ordre du chef de l'État, à l'adresse des jeunes de la communauté algérienne vivant à l'étranger sont identiques aux conditions existantes pour ceux établis en Algérie, sauf pour l'apport personnel, qui est en devises, dans le montage financier du projet. Cet apport est de 1% du montant global de l'investissement, si ce dernier est inférieur ou égal à 5 millions de dinars (soit 36.663 euros). Il est de 2% si l'investissement est supérieur à 5 millions de dinars et inférieur ou égal à 10 millions de dinars (soit 73.267 euros).

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    Tags:
    entrepreneur, entreprise, émigration, investissements, Abdelaziz Bouteflika, Algérie, France
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