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À deux jours de l’entrée en vigueur des dernières sanctions précédemment levées promise par l’administration Trump pour le lundi 5 novembre et dont la cible principale sera le secteur pétrolier iranien, des experts du pays font des prévisions sur leur impact économique à l’intention de Sputnik.

Le rétablissement des sanctions précédemment levées contre l'Iran annoncé par Donald Trump à partir du lundi 5 novembre, plus particulièrement contre le secteur pétrolier de la République islamique qui, selon les projets américains, réduiront à zéro les ventes de pétrole iranien, a été commenté pour Sputnik par des experts nationaux.

Seyyed Saeed Mirtorabi Hosseini, spécialiste des secteurs gazier et pétrolier, estime que les États-Unis auront du mal à atteindre leur objectif qui est d'anéantir les ventes de pétrole iranien car les principaux importateurs ont laissé entendre qu'ils poursuivraient leurs achats à l'Iran.

Il a précisé que les États-Unis avaient déjà contacté certains importateurs et avaient tenté de les convaincre de réduire leurs achats à l'Iran, voire d'y renoncer.

«Cependant les réalités sont telles que les États-Unis ne parviendront pas à réduire à zéro les ventes de pétrole iranien car l'Inde, la Chine, le Japon et plusieurs pays européens ont fait comprendre qu'ils n'avaient pas l'intention d'y renoncer. La Chine n'a pas réduit ses achats, seul le Japon les a baissés sans cependant prendre une décision définitive», a-t-il expliqué.

Il suppose que les ventes diminueront de 1 à 1,5 million de barils par jour et que cela pourrait avoir un impact sur l'économie et exercer une pression psychologique sur l'Iran. Cependant, l'Iran possède déjà une expérience lui permettant de contourner les sanctions et d'écouler d'importantes quantités de pétrole par des canaux officieux.

Le secrétaire général de l'Association des économistes iraniens, Peyman Molavi, a noté que le secteur bancaire serait le premier à éprouver les effets des nouvelles sanctions américaines, admettant que dans le reste elles revêtiraient plutôt un caractère symbolique. Il a cependant estimé que l'Iran trouverait le moyen de faire face à ce problème.

«Dans le secteur bancaire, le coût des transactions financières internationales augmentera, ce qui créera certains problèmes aux sociétés iraniennes», a-t-il détaillé.

M. Molavi estime que les sanctions visent à faire pression non seulement sur l'économie, mais aussi sur la population.

«Lorsque nous parlons des sanctions, que ce soit contre la Russie ou contre n'importe quel autre pays, leurs effets sont ressentis non seulement par l'économie, mais aussi par les gens de la rue. Ces derniers ressentent plus tôt que les autres les conséquences de la baisse des investissements ou des fluctuations de la monnaie nationale. Une bonne politique de l'État est capable d'atténuer les effets et de réduire la pression sur la population», a-t-il expliqué.

En ce qui concerne l'éventualité de l'aide à l'Iran de la part de l'Union européenne, l'économiste a souligné que les sanctions augmentaient les risques pour les investissements, d'où une baisse de confiance envers le pays dont les produits et services deviennent moins demandés.

«Les sanctions auront une incidence négative sur les investissements dans des projets étrangers. En Iran, il y en a qui voudraient investir. Ils attendent pour voir quelle sera la situation après l'introduction des sanctions», a révélé M. Molavi.

Il estime cependant que si l'Iran trouvait le moyen de contourner les sanctions et de vendre 1 million de barils du brut par jour, le préjudice causé à l'économie sera minime.

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Tags:
transaction, pétrole, investissements, sanctions, États-Unis, Iran
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