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Au Cameroun, la contestation ne faiblit pas à quelques heures de la prestation de serment de Paul Biya, prévue mardi 6 novembre. Des partisans de Maurice Kamto, classé 2e, mais qui revendique toujours sa victoire, ont été interpellés à Bafoussam, dans l’Ouest du pays, au cours d’une marche de contestation des résultats de la présidentielle.

Dimanche 4 novembre, une marche non autorisée à Bafoussam des militants du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun), a tourné court avec l'arrestation d'une quarantaine de militants.Olivier Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto, chef du MRC et candidat malheureux à la présidentielle, qui conteste les résultats officiels, précisait encore hier dimanche 4 novembre leur présence dans les commissariats de la ville de cette région.

«Cette nuit, près d'une quarantaine environ de résistants pacifiques arrêtés ce dimanche 4 novembre 2018 à Bafoussam, dorment dans les cellules de la Direction Régionale de la Police Judiciaire de l'ouest et dans celles de la Gendarmerie de Bafoussam ll (Lafe).»

Maurice Kamto
Capture d'ecran
Maurice Kamto

Ces manifestants sont accusés d'avoir bravé l'interdiction de l'Autorité administrative, d'avoir troublé l'ordre et d'avoir incité à la révolte, alors que la manifestation avait été interdite par les autorités locales. Des militants du même parti politique ont été arrêtes puis relâchés à Douala et à Yaoundé à l'occasion des marches de protestation.Ces actions s'inscrivent dans le cadre d'un programme de «résistance» lancé par Maurice Kamto. Dans une allocution vidéo, le 2 novembre dernier, le candidat malheureux à cette élection continuait d'appeler ses partisans à «la résistance pacifique».

Discours de résistance de Maurice Kamto

Cet opposant de Paul Biya —lequel avait proclamé sa victoire dès le lendemain de la présidentielle- et ses partisans ont démarré depuis le vendredi 26 octobre 2018 une série de manifestations au Cameroun et à l'étranger pour dire non à ce qu'ils appellent «hold-up électoral». Le climat sociopolitique demeure donc toujours tendu dans le pays, alors que Paul Biya, 85 ans, s'apprête à prêter serment ce mardi 6 novembre pour un 7e mandat. Un événement doublé du 36eanniversaire de son accession au pouvoir, le 06 novembre 1982.

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Tags:
Constitution, opposition, élections, violences, Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, Olivier Bibou Nissack, Maurice Kamto, Bafoussam, Cameroun
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