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    Bombardements de la Yougoslavie

    Raids de l'Otan en 1999: recrudescence des tumeurs et de la mortalité en Serbie constatée

    CC BY-SA 3.0 / Darko Dozet / Нато бомбардовање СР Југославија 1999 године.
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    Créée le 12 juin 2018 par le gouvernement serbe, la Commission d’enquête sur les conséquences des bombardements de la Yougoslavie par l'Otan en 1999, et notamment sur l’impact de l'uranium appauvri sur la santé des citoyens, poursuit son travail. Sputnik a rencontré Darko Laketic, président de la commission.

    La Commission d'enquête sur les conséquences des bombardements de la Yougoslavie par l'Otan en 1999 a pour tâche essentielle d'enquêter sur un lien de causalité entre les bombardements à l'uranium appauvri effectués par l'Otan dans le sud de la Serbie et le taux de mortalité élevé imputable à des maladies oncologiques dans cette région, a déclaré à Sputnik Darko Laketic, président de la commission gouvernementale serbe.

    «Nous avons déjà visité Vranje, Pancevo et Novi Sad et nous nous rendrons sous peu à Kragujevac. Ce sont pour nous des régions prioritaires. Nous collectons des données statistiques et médicales et interrogeons les personnes ayant été en contact avec le sol contaminé», a détaillé l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter que ses collaborateurs ne cessaient d'analyser les données médicales dans les zones de contamination, comparant les statistiques avant et après les bombardements.

    «Nous étudions l'action des substances toxiques et essayons d'établir un lien entre celles-ci et la maladie pour mieux organiser par la suite la prévention, le dépistage et le traitement du cancer à ses stades précoces dans les régions où cela est nécessaire», a expliqué le responsable.

    Selon ce dernier, les scientifiques ont prouvé que l'uranium appauvri n'était pas le seul à avoir un impact sur la santé des humains. D'autres substances toxiques qui se dégagent lors des bombardements, dont le chlore, provoquent elles aussi des tumeurs malignes qui ne se manifestent que 5 à 10 ans après le contact ou pourraient être découvertes seulement dans 10 à 20 ans.

    Certains spécialistes affirment toutefois que rien ne prouve un lien entre l'augmentation de cas de cancer et l'uranium appauvri en Serbie, car les maladies oncologiques deviennent de plus en plus fréquentes sur l'ensemble du territoire serbe, alors que l'uranium appauvri a un rayon d'action limité et n'était utilisé qu'essentiellement dans le sud du pays. Qui plus est, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de patients avec des tumeurs malignes augmentent dans le monde entier.

    En 1999, pendant 11 semaines, l'Alliance atlantique a bombardé la Yougoslavie, le territoire comprenant la Serbie et le Monténégro actuels. Les avions de l'Otan ont largué près de 15 tonnes d'uranium appauvri sur le territoire serbe. Comptabilisant 5.500 cas de cancer enregistrés pour un million d'habitants, la Serbie arrive de nos jours en première position en Europe si l'on se réfère au nombre de décès dus au cancer.

    Le nombre de victimes de l'opération Force alliée est inconnu, mais le gouvernement serbe fait état d'environ 2.500 morts, dont 89 enfants, et de 12.500 blessés.

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    Tags:
    uranium appauvri, tumeur, maladie, mortalité, cancer, bombardements, gouvernement serbe, Sputnik, OTAN, Darko Laketic, Yougoslavie, Serbie
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