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    Iran, pétrole

    «Des temps difficiles sont réservés aux "amis pétroliers" de l’Iran et à ses concurrents»

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    À l’entrée en vigueur du deuxième train de sanctions anti-iraniennes imposées par les États-Unis et visant le secteur pétrolier, les pays exemptés de cet embargo par Donald Trump se sont mis à faire de grosses commandes à Téhéran. Un analyste iranien en matière de pétrole et de gaz a évoqué pour Sputnik une évolution possible du marché.

    Vu la situation actuelle sur le marché pétrolier, on a tout lieu de supposer que les États-Unis n'insisteraient pas sur la réduction à zéro des exportations de pétrole iranien, a déclaré à Sputnik Seyyed Saeed Mirtorabi Hosseini, expert en pétrole et gaz de l'université Kharazmi, ajoutant que dès le début, cette initiative américaine avait l'air d'un bluff.

    «Le marché du pétrole a ses caractéristiques et ses tendances bien déterminées, et si l'offre s'y heurtait à des obstacles, une sérieuse hausse des prix ne serait pas à éviter. […] Somme toute, les États-Unis n'auraient tout simplement pas pu ne pas exempter ces pays de l'embargo pétrolier iranien, car un pays, tel que la Chine, par exemple, a déclaré agir conformément au droit international et continuer à acheter du pétrole à l'Iran», a expliqué l'interlocuteur de l'agence.

    Selon ce dernier, on ne sait toujours pas si les États-Unis ont exempté ces pays de l'embargo pétrolier iranien ou si ceux-ci ont tout bonnement refusé de respecter les sanctions imposées par Washington.

    «Quant au terme "exemption", les États-Unis l'auraient employé pour maintenir leur prestige», a estimé l'expert.

    Il a par ailleurs prédit l'impact de la baisse des exportations iraniennes sur le marché.

    «Des temps difficiles sont réservés aux "amis pétroliers" de l'Iran et à ses concurrents, exportateurs, ainsi qu'à l'Iran lui-même. La République islamique aura notamment des problèmes pour récupérer l'argent de la vente de son pétrole», a indiqué l'Iranien.

    Et de rappeler que les sanctions américaines visaient aussi le secteur bancaire du pays.

    «Même si des pays tels que l'Arabie saoudite, l'Irak et la Russie peuvent en principe compenser le déficit provoqué par la réduction des exportations de pétrole iranien qui sont à ce jour évaluées à hauteur d'un million de barils par jour, un sérieux problème de production excessive pèsera toujours sur le marché pétrolier», a souligné l'analyste.

    Et d'expliquer qu'une baisse aussi considérable de pétrole excessif provoquerait un choc sur le marché, car n'importe quel changement, même minime, provoquait invariablement des chocs de prix sur le marché.

    «On constate sur le marché le problème de confrontation entre la demande et l'offre, et le marché ne manquera pas de réagir radicalement à sa chute», a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

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    choc, impact, prix, problèmes, exportations, pétrole, marché, université Kharazmi, Sputnik, Donald Trump, Seyyed Saeed Mirtorabi Hosseini, Irak, Arabie Saoudite, Russie, Washington, Téhéran, Chine, États-Unis, Iran
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