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Les initiatives défensives de l’Union européenne ne peuvent pas être développées comme une alternative à l’Otan, tout d’abord en raison du manque de moyens des membres européens de l’Alliance atlantique et de leur emplacement géographique, a indiqué à l’agence de presse norvégienne NTB le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg.

La création d'une «armée européenne» ne doit pas saper l'unité de l'Otan, a annoncé dimanche le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg lors de la commémoration de la Première Guerre mondiale à Paris.

«Ce que nous indiquons aujourd'hui est le rappel de l'importance de la coopération transatlantique», a-t-il déclaré à l'agence de presse norvégienne NTB.

Selon lui, les initiatives de l'Union européenne dans le domaine de la défense doivent se faire au sein de l'Otan.

«Il est important que le développement de la coopération défensive en Europe ne devienne pas une alternative à l'Otan mais, au contraire, renforce la composante européenne au sein de l'Alliance», a souligné M.Stoltenberg.

Il a ajouté que les liens militaires entre les membres européens et les États-Unis ne devaient pas être sacrifiés par de tels projets de l'UE.

«L'Europe manque de forces pour gérer [les défis actuels, ndlr] sans coopération avec les États-Unis. Après le Brexit, 80% des dépenses de l'Otan seront couvertes par les pays hors de l'UE», a constaté le secrétaire général.

De plus, il faut tenir compte du facteur géographique.

«La Turquie dans le sud joue un rôle important dans la lutte antiterroriste. Dans le nord, une position importante est occupée par la Norvège. À l'ouest, il y a le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis. Ainsi, l'UE ne peut pas être une alternative à l'Otan», a conclu Jens Stoltenberg.

Auparavant, dans une interview diffusée le 6 novembre sur la radio Europe 1, Emmanuel Macron s'était déclaré favorable à la création d'une «vraie armée européenne». Selon lui, ce projet a pour but de contenir la Russie, qui aurait «montré qu'elle pouvait être menaçante».

Plus tard, le 10 novembre, Donald Trump a trouvé cette idée du locataire de l'Élysée «insultante» et a proposé aux Européens de payer leur part à l'Otan, subventionnée largement par Washington.

Vladimir Poutine a à son tour qualifié cette intention des Européens de désir naturel qui serait «un processus positif pour le renforcement du monde multipolaire».

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alliance militaire, alliance, armée européenne, défense, OTAN, Union européenne (UE), Donald Trump, Emmanuel Macron, Jens Stoltenberg, Vladimir Poutine, Washington, Norvège, Royaume-Uni, Turquie, Canada, Europe, Paris, États-Unis, Russie
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