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    Maria Zakharova

    Zakharova qualifie de «blague» la nouvelle enquête de Bellingcat sur l’affaire Skripal

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    La porte-parole de la diplomatie russe a commenté les allégations du site Bellingcat, d’après lesquelles les services de renseignement russes ont tenté de pirater le système de visa britannique afin d’aider Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov à obtenir le leur. Selon elle, le site d’investigation britannique a finalement dévoilé son mensonge.

    Le site internet d'investigation britannique Bellingcat a exposé son mensonge dans sa nouvelle enquête consacrée à Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov, estime la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.

    D'après la publication du site britannique du 16 novembre, le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a tenté de pirater le système britannique de visa afin d'aider ces deux citoyens russes, accusés par Londres d'être impliqués dans l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, à obtenir les visas britanniques à entrées multiples «sans examen du centre de visa». Belligcat indique toutefois ne pas savoir si le FSB a réussi à le faire.

    «Je savais que ce moment viendrait! Et il est venu. Bellingcat s'est trahi», a écrit Mme Zakharova sur sa page Facebook.

    Elle a rappelé qu'auparavant le même site avait affirmé qu'Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov étaient «agents du Service du renseignement militaire russe (GRU)». Selon elle, il s'agit d'une nouvelle «blague».

    «Je ne sais pas [quelle affirmation, ndlr] est la plus amusante: "obtenir les visas sans examen" ou "les membres du FSB ont aidé les membres du GRU". Je pense que c'est la seconde», a-t-elle ajouté.

    Auparavant, le site du projet britannique Bellingcat avait affirmé que selon «la base de données du Service fédéral des migrations (FMS)» de Russie, Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov étaient «des agents du Service du renseignement militaire russe (GRU)». Le premier serait «en réalité» un colonel du GRU répondant au nom d'Anatoli Tchépiga, et le second un médecin militaire de ce même service, se prénommant Alexandre Michkine.

    Le 5 septembre, le parquet britannique avait formulé à l'encontre des deux hommes quatre chefs d'accusation, notamment pour tentative de meurtre sur les personnes de l'ancien officier Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, ainsi que sur celle du policier britannique Nick Bailey. La Première ministre britannique, Theresa May, a affirmé que les deux suspects étaient des hommes du GRU, sans pour autant présenter de preuves pour appuyer ses allégations.

    Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov ont accordé quelques jours plus tard un entretien à Margarita Simonian, rédactrice en chef de Sputnik et de RT, dans lequel ils ont rejeté toutes les accusations portées contre eux.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que les noms et les photos des deux suspects russes ne prouvaient rien, et que l'enquête sur des crimes aussi sérieux exigeait une analyse scrupuleuse ainsi qu'une coopération très étroite entre les services de sécurité des deux pays.

    L'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia avaient été empoisonnés en mars dernier à Salisbury et retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, avait accusé la Russie d'être derrière cet empoisonnement.

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    enquête, Bellingcat, Service de renseignement militaire de Russie (GRU), FSB, Rouslan Bochirov, Alexandre Petrov, Maria Zakharova, Russie
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