Ecoutez Radio Sputnik
    Les Kouriles

    Kouriles: le Kremlin exclut tout transfert automatique des îles au Japon

    © Sputnik . Sergey Krivosheev
    International
    URL courte
    5221

    La conclusion d’un traité de paix entre Moscou et Tokyo est une question complexe mais qui peut être réglée, estime le porte-parole du Kremlin qui souligne toutefois qu’il ne peut pas y avoir de transfert automatique des îles que revendique le Japon.

    Le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a déclaré que la question des Kouriles, îles russes dont les plus méridionales sont revendiquées par Tokyo, avait besoin d’un compromis.

    «Certes, il faudra un compromis […] qui n’aille pas à l’encontre des intérêts nationaux des deux parties», a-t-il déclaré à l’antenne de la télévision russe.

    Et de souligner que le Président russe et le Premier ministre nippon, Vladimir Poutine et Shinzo Abe, maintenaient un dialogue constant et que de nombreux projets communs étaient à l’ordre du jour de leurs négociations. Et d’apprécier hautement l’intensité des contacts entre les deux dirigeants.

    Cela étant dit, M.Peskov a rappelé l’impossibilité de conclure des «accords séparés» portant sur les îles Kouriles. Il a souligné que l’adoption de la déclaration de 1956 ne signifiait pas le transfert automatique de Chikotan, ni des îles Habomai.

    La question de l’installation de bases américaines sur les îles en cas de transfert revêt une question à part, a indiqué le porte-parole.

    Or, malgré toute la complexité de la conclusion du traité de paix entre les deux pays, cette question peut être réglée, a-t-il expliqué.

    Négociations russo-nipponnes

    Lors du Forum économique oriental, le Président russe a proposé au Japon de conclure un accord de paix sans préalable, proposition que Shinzo Abe a refusée.

    La semaine dernière, les médias japonais ont fait savoir qu’Abe voulait proposer à Poutine d’accélérer les négociations sur la question territoriale. D’après le journal Mainichi Shinbun, il s’agissait des perspectives de signer un traité de paix sur la base de la Déclaration commune soviéto-japonaise de 1956. Selon ce document, Moscou acceptait d’examiner la question du transfert des îles Chikotan et Habomai, sans évoquer l’avenir de Kounachir et Itouroup.

    Shinzo Abe envisage de signer le traité de paix avant l’expiration de son mandat qui prend fin à l’automne 2021.

    Question territoriale

    Depuis de longues années, les relations entre la Russie et le Japon sont bloquées du fait de l'absence d'accord de paix. Le Japon revendique les îles Kouriles méridionales (Itouroup, Kounachir, Chikotan et Habomai), invoquant le Traité d'amitié et de paix russo-japonais de 1855. Pour Tokyo, leur restitution est la condition sine qua non d'un accord de paix avec la Russie, qui n'a pas été signé à l'issue de la Seconde Guerre mondiale.

    La position de Moscou repose sur le constat que les îles Kouriles méridionales faisaient partie de l'URSS à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, la souveraineté russe sur ces îles étant incontestable et conforme au droit international.

    Lire aussi:

    «On ouvrira une nouvelle ère»: Abe révèle son intention de conclure la paix avec la Russie
    Shinzo Abe précise quand l’accord de paix entre Moscou et Tokyo sera conclu
    Poutine: Moscou et Tokyo pourraient travailler ensemble sur les îles Kouriles
    Tags:
    traité de paix, Vladimir Poutine, Shinzo Abe, Dmitri Peskov, URSS, Habomai, Chikotan, Russie, Kouriles, Japon
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik