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    Grande mosquée d'Alep

    Des témoins de l’attaque chimique à Alep s’expriment

    © Sputnik . Ekaterina Yanson
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    Plus de 70 civils ont été adressés aux médecins après une attaque terroriste menée au moyen d’obus au gaz. Des témoins racontent qu’ils n’ont pas immédiatement ressenti de symptômes. Le ministère russe de la Défense, qui avait mis en garde contre ce type d’attaques, envisage d’en discuter avec la Turquie, garante de la trêve.

    Après le pilonnage par des obus au chlore survenu samedi 24 novembre à Alep, 73 civils, dont 4 enfants ont demandé une aide médicale, a fait savoir aux journalistes Shervan Sheho, médecin au sein du service des urgences. Selon l'agence syrienne Sana, 107 personnes, dont des femmes et des enfants ont été blessés.

    «Toutes les personnes hospitalisées ont des problèmes respiratoires, les yeux qui pleurent», a-t-il indiqué.

    Selon un des témoins du pilonnage, Ahmet Mohammed, les blessés n'ont pas immédiatement ressenti les manifestations de l'intoxication. «Mon frère était chez lui lorsqu'il a entendu des obus tomber, mais il a pensé que rien de grave ne s'était produit. Or, deux heures plus tard, il a été pris d'un malaise éprouvant des difficultés respiratoires, il a été pris en charge par une ambulance», a-t-il raconté.

    Galia Ali, résidente de la rue du Nil, qui a été touchée, a quant à elle, fait savoir qu'elle avait reçu une aide médicale d'urgence dans un hôpital avant de rentrer chez elle. «Mais ensuite, c'est ma fille qui a fait un malaise, et avec ma famille, nous l'avons emmenée à l'hôpital», a ajouté la femme.

    L'agence de presse syrienne Sana a annoncé samedi dans la soirée que les terroristes avaient attaqué le quartier d'al-Khalidiah, à Alep. Le ministère russe de la Défense a, de son côté, fait savoir que le pilonnage avait fait 46 intoxiqués, dont huit enfants. Selon ses estimations provisoires, les obus ont été chargés au chlore. Un nouveau bilan évoqué ce dimanche par Sana fait état de 107 blessés.

    Des militaires issus des troupes russes de la protection radio, chimique et biologique, déployés en Syrie, ont été dépêchés sur les lieux de l'attaque.

    «La Russie envisage de discuter de l'incident avec la partie turque, garante du cessez-le-feu dans la zone de désescalade d'Idlib et qui représente l'opposition», a indiqué Igor Konachenkov, porte-parole du ministère.

    Par le passé, Moscou a, à plusieurs reprises, mis en garde contre les provocations avec des armes chimiques préparées par les radicaux dans la zone de désescalade d'Idlib, qui s'étend sur les parties nord-ouest du gouvernorat d'Alep.

    «Nous recevons des informations de plus en plus alarmantes selon lesquelles certains groupes terroristes et extrémistes qui opèrent sur le territoire de la République arabe syrienne essaient de nouveau d'organiser des provocations à grande échelle avec des armes chimiques et des substances toxiques. Les activistes de la tristement célèbre organisation pseudo-humanitaire Casques blancs, spécialisée dans la réalisation d'images truquées, participent activement à ces tentatives», indiquait le 30 octobre un communiqué émanant du ministère.

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    Tags:
    attaque, chlore, gaz, terrorisme, Igor Konachenkov, Alep, Syrie
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