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    Abdelaziz Bouteflika

    Bouteflika pointe du doigt des «manœuvres malintentionnées qui guettent l’Algérie»

    © AP Photo / Sidali Djarboub
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    À l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2019 en Algérie, le Président Abdelaziz Bouteflika a dénoncé ce mercredi 28 novembre les tentatives de certaines parties de porter atteinte à l’Algérie, en appelant le peuple algérien à faire front commun derrière ses institutions.

    Dans son message lu ce mercredi 28 novembre lors de la cérémonie d'ouverture de la rencontre entre le gouvernement algérien et les walis (préfets), le Président Abdelaziz Bouteflika a dénoncé les manœuvres politiciennes visant à perturber l'élection présidentielle d'avril 2019 et a appelé le peuple algérien à se rassembler autour de ses institutions républicaines, selon le site d'information Tout sur l'Algérie (TSA).

    En effet, le chef de l'État algérien a pointé du doigt, dans son message lu par le secrétaire général de la présidence Habba El-Okbi, les «manœuvres malintentionnées qui guettent l'Algérie à l'approche de chaque scrutin».

    Évoquant les propos de certains responsables politiques qui tentent de réduire à néant les réalisations de ses 20 ans à la tête de l'Algérie, M. Bouteflika a dénoncé des «aventuriers qui propagent le désespoir pour détruire ce qui a été construit par toute une génération».

    S'exprimant sur la crise ayant frappé l'Assemblée nationale populaire (APN) suite à l'éviction de son ancien président Saïd Bouhadja, le Président algérien a désigné à la vindicte populaire des «attaques qui visent les institutions de l'État» en soulignant que «l'atteinte aux institutions de l'État est une atteinte à la Constitution».

    En conclusion, tout en mettant en garde contre les «basses manœuvres» qui visent l'Algérie et son peuple, Abdelaziz Bouteflika a appelé ce dernier à «se rassembler autour des institutions de l'État» et à «conserver et à protéger l'identité du peuple algérien mais sans surenchère».

    Pour rappel, au scandale de la cocaïne qui a ébranlé la société algérienne s'était ajouté, sur la scène politique, l'appel du président du Mouvement de la société pour la paix, Abderrazak Makri, sommant l'armée d'intervenir afin d'assurer une transition politique, laissant ainsi entendre que l'institution militaire aurait opposé un véto à l'idée d'un 5e mandat du Président Bouteflika, jugé trop affaibli par la maladie.

    Face à cette situation préoccupante, aggravée par l'instabilité externe à la frontière est du pays, partagée avec la Tunisie et la Libye, et à la frontière sud limitrophe avec la région du Sahel où sévissent des groupes terroristes sur fond de grave crise migratoire, le Président Abdelaziz Bouteflika avait appelé le 20 août les Algériens à créer un front populaire interne pour garantir la stabilité du pays, prenant en exemple les éléments de l'Armée nationale populaire (ANP) et tous les autres organes de sécurité.

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    Tags:
    attaque, perturbations, élection présidentielle, Armée nationale populaire algérienne (ANP), Assemblée populaire nationale (APN) algérienne, Abdelaziz Bouteflika, Algérie
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