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    Usine de Renault à Tanger: la décision de l’alliance franco-nippone rassure les ouvriers

    © AFP 2018 Eric Piermont
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    Après deux semaines d’attente et d’incertitude à l’usine Renault de Tanger, la décision rendue publique le 29 novembre par les trois groupes de l’alliance franco-nippone Renault-Nissan-Mitsubishi de maintenir leur coopération a mis fin au suspense.

    C'est le soulagement à l'usine de Renault de Tanger au Maroc. En effet, les patrons de Renault, Nissan et Mitsubishi ont décidé le 29 novembre, lors de leur réunion à Amsterdam, de maintenir le cap sur leur alliance automobile mise à rude épreuve ces deux dernières semaines, suite à l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon pour des soupçons de fraude fiscale. C'est ce qui ressort du communiqué de presse sanctionnant la rencontre, citée par Jeune Afrique dans son édition du même jour.

    Selon les dirigeants des trois groupes, cette alliance qui se décline dans les domaines de la recherche et développement, des achats et de l'assemblage automobile sur des bases industrielles communes, «est le partenariat interculturel le plus ancien et le plus productif de l'industrie de l'automobile […] avec des ventes cumulées des trois partenaires qui ont dépassé les 10,6 millions de véhicules dans près de 200 pays en 2017», selon le texte du communiqué.

    En plus du maintien de leur alliance, les trois géants de l'automobile ont annoncé avoir «conclu des accords de collaboration stratégique avec d'autres constructeurs, dont Daimler [Allemagne, ndlr] et Dongfeng [Chine, ndlr]» et «est en tête dans la fabrication de véhicules zéro émission [de dioxyde de carbone, ndlr]».

    Le groupe Renault entend augmenter la production de voitures au Maroc à plus de 500.000 unités par an. En effet, à sa décision de doubler la production de son usine de Casablanca à l'horizon 2022, avec 160.000 véhicules assemblés, s'ajoute l'élévation du niveau de production de l'usine de Tanger à 400.000 véhicules par an. Cette dernière a déjà franchi le cap des 300.479 voitures fabriquées en 2017.

    Il est à noter qu'au total, l'alliance des trois groupes franco-nippons possède deux usines sur le continent africain. Une au Maroc, celle de Tanger, gérée par Renault et une à Pretoria, en Afrique du Sud, prise en charge par Nissan.

    L'homme d'affaires libano-brésilo-français Carlos Ghosn et patron de l'empire automobile Renault-Nissan-Mitsubishi est accusé au Japon d'avoir sous-évalué sa rémunération à en juger par des rapports financiers. Il a été arrêté à Tokyo sur des soupçons de fraude fiscale pour quelque cinq milliards de yens, soit environ 38,8 millions d'euros, depuis 2011.

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    Tags:
    automobile, production, alliance, Mitsubishi Heavy Industries, Renault-Nissan, Carlos Ghosn, Maroc
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