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    Risque de conflits militaires en Arctique en hausse? Voilà la raison, selon un amiral

    © Sputnik . Vladimir Astapkovich
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    L’Arctique est de plus en plus exposé à un risque de conflits armés à cause de l’augmentation de la présence militaire de l’Otan sur ce continent, d’après le commandant de la Flotte du Nord russe Nikolaï Evmenov.

    L’Otan ne cesse de renforcer sa présence militaire dans les régions arctiques ce qui rend des conflits plus probables, a déclaré mercredi le commandant de la Flotte du Nord russe Nikolaï Evmenov.

    «Il faut s’attendre à une augmentation des effectifs des forces armées unifiées de l’Alliance en Arctique et à l’aggravation du risque de conflits», a indiqué l’amiral Evmenov lors du 8e forum international Arctique: présent et avenir qui se déroule à Saint-Pétersbourg.

    Selon lui, les missions de reconnaissance et les exercices de l’Otan prennent de l’ampleur dans cette région. Ces derniers temps, les navires FS Marjata IV et FS Eger de la Marine norvégienne opérés par des équipages du service de renseignement national, ainsi que des avions de patrouille maritime américains Boeing P-8 Poseidon effectuent des missions à proximité des frontières russes en Arctique, a rappelé l’amiral.

    «Cette année, des drones de surveillance stratégiques américains RQ-4 Global Hawk, qui ont décollé de la base italienne de Sigonella, ainsi que des avions de reconnaissance et d'observation britannique Raytheon Sentinel ont pour la première fois survolé la mer de Barents», a précisé M.Evmenov.

    En novembre, l’Otan a organisé les exercices d’envergure Trident Juncture 2018 dans la région arctique, sur le territoire norvégien.

    Le potentiel militaire des forces norvégiennes est aussi en hausse, d’après l’amiral russe. La Norvège et les États-Unis ont convenu de prolonger la présence des soldats du corps américain des Marines sur le sol norvégien, portant leurs effectifs de 350 à 700 personnes. Par ailleurs, des avions américains Poseidon seront déployés à la base aérienne norvégienne d'Andoya, dans le nord du pays.

    Le Royaume-Uni, quant à lui, reconstruit la station radar à Saxa Vord située sur l’île d’Unst, la plus septentrionale des îles Shetland en Écosse.

    La station d’alerte aux missiles à la base aérienne américaine de Thulé, dans le Groenland, à 1.524 km kilomètres du pôle Nord, est en cours de modernisation.

    La station radar Globus III est en chantier en Norvège du Nord, sur l’île de Vardo. La Norvège modernise ses aérodromes militaires de Bardufoss, d’Evenes, de Banak, d’Orland et de Rygge et mène des travaux au port de Grotsund pour qu’il puisse accueillir les sous-marins nucléaires américains.

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    présence militaire, base aérienne de Sigonella, Raytheon Sentinel R1 (ASTOR), Boeing P-8 Poseidon, FS Eger, FS Marjata IV, RQ-4 Global Hawk, Trident Juncture 2018, Flotte russe du Nord, Nikolaï Evmenov, mer de Barents, Groenland, Royaume-Uni, Norvège, États-Unis, Russie, Arctique
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