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    Privé de Coupe d'Afrique des Nations de foot, le Cameroun calme le jeu

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    Anicet Simo
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    Après la décision du retrait de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2019 au Cameroun par la confédération africaine de football (CAF), le gouvernement a crié dans un premier temps à «l'injustice», avant de faire profil bas. Renonçant à un procès contre la CAF, le Cameroun préfère se préparer maintenant à l'organisation de la CAN 2021.

    «Le Cameroun n'ira pas au TAS [tribunal arbitral du sport, ndlr] pour contester la décision de la CAF lui retirant l'organisation de la CAN 2019. Nous allons plutôt travailler à organiser la Coupe d'Afrique des nations en 2021», a annoncé Philémon Yang, Premier ministre du Cameroun.

    Une déclaration qu'il a formulée dans la foulée d'une réunion du Comité de pilotage de la CAN (Comip-CAN), mercredi 5 décembre, sur la situation des chantiers et les perspectives pour le Cameroun après la décision du comité exécutif de la CAF. Le Cameroun entend donc officiellement entamer des démarches et accepter l'offre de l'instance faîtière du football continental pour l'édition 2021, après avoir été déchu de son droit d'organiser celle de 2019.

     Le Premier ministre camerounais a donc préconisé l'apaisement avec la CAF:

    «Nous ne pouvons pas travailler ensemble pour la CAN 2021 et être adversaires dans les tribunaux ou se regarder en chiens de faïence par une communication contre-productive» a précisé le chef du gouvernement.

    Le pays oublie donc le recours au tribunal arbitral du sport, dont la saisine a été brandie par certains à la suite de la décision de la CAF. Désormais, les autorités camerounaises ont choisi de faire profil bas.

    «Nous ne pouvions pas organiser la CAN 2019. Qu'on arrête d'accuser la CAF! C'est à nous de faire une évaluation objective de nos manquements et des dysfonctionnements qui ont conduit à cet échec humiliant pour tirer toutes les leçons» a même déclaré Pierre Ismaël Bidoung Mpkatt, le ministre des Sports.

    Pourtant dans une précédente déclaration, samedi 1er décembre, Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, était monté au créneau pour crier à l'injustice.

    «Face à cette injustice flagrante, le Gouvernement de la République demande au Peuple camerounais de garder toute sa sérénité et de ne pas céder à la tentation des polémiques stériles», avait-il déclaré.

    Malgré cette décision de la CAF, le gouvernement camerounais s'engage à poursuivre les travaux de construction des infrastructures engagés et à les livrer dans les délais fixés.

    Dans une interview accordée lundi 3 décembre à Afrique média, une chaîne de télévision privée camerounaise, Ahmad Ahmad, le président de la CAF a fait savoir que «pour arranger les choses de manière humaine, il est mieux de décaler toutes les CAN. On l'organise en 2021 au Cameroun et en 2023 en Côte d'Ivoire».

    La Fédération ivoirienne de football n'a pas tardé à contre-attaquer après cette déclaration, soulignant qu'elle n'entendait pas céder l'organisation de la CAN 2021.

    Le comité exécutif de la Confédération africaine de football, réuni vendredi 30 novembre à Accra, au Ghana, a officiellement décidé de retirer l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations 2019 au Cameroun, estimant que le Cameroun n'était pas prêt à accueillir l'événement, accusant des retards notamment en matière d'infrastructures et de sécurité.

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    Tags:
    sport, football, Coupe d'Afrique des nations CAN, Confédération africaine de football (CAF), Tribunal arbitral du sport (TAS), Issa Tchiroma Bakary, Pierre Ismaël Bidoung Mpkatt, Philémon Yang, Cameroun
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