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«Désormais, les FDS commenceront à coopérer avec l'armée gouvernementale syrienne, car Washington ne les soutiendra plus», au lendemain de l’annonce sur le retrait des troupes américaines de Syrie, un député syrien s’est confié à Sputnik, déclarant qu’il s’agissait d’une victoire pour Damas et ses alliés.

Suite à la décision de Donald Trump de retirer ses troupes de Syrie, Sputnik a parlé avec un député syrien, un général égyptien et un politicien libyen. Ammar al-Asad, député au parlement syrien, a déclaré que «la décision de retirer les troupes américaines était le résultat de la défaite des forces placées sous leur contrôle.»

«Le plan américain visant à diviser la Syrie par des conflits religieux et ethnographiques a échoué. De plus, dans le monde, les voix condamnant la présence illégale des Américains en Syrie deviennent de plus en plus fortes. La présence des forces de Washington dans notre pays empêchait un règlement politique et l'avancée de l'armée syrienne. Les Américains ont aidé les terroristes de Daech*. Le retrait des troupes est une véritable victoire pour le gouvernement syrien et ses alliés: la Russie et l'Iran.»

«Désormais, les Forces démocratiques syriennes (FDS, ndlr) commenceront à coopérer avec l'armée gouvernementale syrienne, car Washington ne les soutiendra plus. Les FDS cherchent des alliés pour contrer l'agression turque. Personne ne veut répéter l'histoire d'Afrine lorsque 800.000 personnes ont quitté leur domicile», a déclaré le député syrien.

Le général Hatem Bashat, membre du Comité africain au Parlement égyptien, a déclaré à Sputnik que la situation dans la région allait changer après la décision américaine. D'abord, les autorités turques peuvent décider d'occuper la place vacante, explique-t-il. D'après lui, personne ne sait encore où seront déplacées les troupes américaines retirées de Syrie.

Le politicien libyen Abdullah Asamnah a déclaré à Sputnik que «Washington a décidé de retirer ses troupes de Syrie pour deux raisons. Premièrement, les Américains eux-mêmes le voulaient. Les gens ordinaires veulent que l'accent soit davantage mis sur les problèmes internes, mais pas sur des problèmes externes. De nombreuses personnes ont été blessées et tuées en Afghanistan et en Irak. Les gens ont peur de vivre à nouveau ces horreurs. Deuxièmement, Washington est devenu plus loyal envers le Président syrien. Il était convaincu qu'avec l'appui russe, Bachar el-Assad pourrait s'occuper de manière indépendante des terroristes qui restent dans le pays.»

Affirmant que le «califat territorial» des islamistes de Daech* en Syrie avait subi une défaite, la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a fait savoir mercredi que les États-Unis avaient entamé le retrait de leurs troupes du territoire de la République arabe syrienne.

En réponse à cette décision, le républicain Lindsay Graham ainsi que les sénateurs démocrates Robert Menendez et Jack Reed ont l'intention de signer une pétition conjointe pour exhorter le Président américain à revenir sur sa décision concernant la Syrie. Dans le même temps, le chef de la Maison-Blanche a réagi sur Twitter avec étonnement à la déclaration d'un républicain, notant qu'il ne pouvait pas croire que M.Graham s'opposait à l'idée de sauver plusieurs vies de soldats et d'économiser des milliards de dollars.

Les autorités syriennes ont à plusieurs reprises qualifié d'occupation la présence militaire des États-Unis et exigé le retrait des forces américaines.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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retrait des troupes, Donald Trump, Syrie, États-Unis
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