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    People carry bags of cassiterite (tin ore), coltan, which is used in mobile telephones and computers, and manganese down a hill from the Mudere mine, near Rubaya, some 9 kms from the eastern Democratic Republic of Congo city of Goma (File)

    Troisième report des élections présidentielles en RDC, la rue en colère

    © AFP 2019 Junior D. Kannah
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    La Commission électorale indépendante de la RDC (CENI) a officiellement annoncé jeudi 20 décembre le report des élections en République Démocratique du Congo. Déjà deux fois reportées depuis 2016, les élections prévues ce dimanche sont renvoyées au 30 décembre prochain. Une nouvelle qui a provoqué une vague de colère dans les rues de Kinshasa.

    «Notre décision est que le vote aura le lieu 30 décembre dans tous le pays», a indiqué Corneille Nangaa, le président de la commission électorale indépendante (CENI) au cours d'une conférence de presse organisée après une rencontre avec les différents candidats à l'élection présidentielle, jeudi 20 décembre.

    Le président de la CENI a évoqué la difficulté de maintenir le scrutin à la date prévue en raison de problèmes techniques, après l'incendie dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 décembre d'un entrepôt de la CENI à Kinshasa, dans lequel 80% de kits électoraux ont brûlé.

    «Cinq millions de bulletins de vote ont dû être commandés à la suite de l'incendie. Un million sont arrivés le 19 et le reste ne pourra arriver que le 22 décembre au soir. Puis, il faut 60 heures pour les dispatcher» précise le président de la commission électorale.

    L'annonce de ce troisième report des élections générales a provoqué une vague de colère dans les rues de la capitale, avec des manifestants criant à la confiscation du pouvoir par le camp de Joseph Kabila.

    La semaine dernière déjà, la campagne électorale pour la présidentielle s'est brusquement tendue avec la répression de plusieurs meetings. Les services de sécurité ont fait usage de leurs armes, faisant au moins six morts à Lubumbashi, Kalémie et Mbuji-Mayi.
    Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a mis en garde jeudi 20 décembre la RDC face à un risque de «crimes graves» à la veille des élections présidentielles, législatives et provinciales.

    «Je suis préoccupée par les tensions croissantes sur le territoire de la République démocratique du Congo et par le risque d'une escalade de la violence, qui pourrait déboucher sur la commission de crimes graves relevant de la compétence de la CPI», a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué.

    Avant de poursuivre: «L'expérience dans d'autres pays a démontré que lorsque les esprits s'égarent lors d'élections et que les personnes n'agissent pas avec retenue, cela peut donner lieu à des crimes à grande échelle relevant de la compétence de la CPI.»

    Les élections présidentielles, législatives et provinciales en RDC doivent organiser le départ du président Joseph Kabila, qui a renoncé à briguer un troisième mandat, interdit par la Constitution. Sur les 19 candidats en lice, trois favoris se sont démarqués: Emmanuel Ramazani Shadary, Félix Tshisekedi et Martin Fayulu.
    Ces élections, qui auraient dû avoir lieu à l'expiration du deuxième mandat de M. Kabila en décembre 2016, avaient été reportées à fin 2017, puis au 23 décembre 2018. Pour l'heure, la nouvelle date annoncée par la CENI est celle du 30 décembre 2018.
    Le président Joseph Kabila est au pouvoir depuis l'assassinat de son père en janvier 2001.

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    Tags:
    élection présidentielle, Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC, Cour pénale internationale (CPI), Martin Fayulu, Félix Tshisekedi, Emmanuel Ramazani Shadary, Corneille Nangaa, Joseph Kabila, République démocratique du Congo (RDC)
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