Ecoutez Radio Sputnik
    pig

    Homme politique italien: les sanctions antirusses font l’unanimité du business européen

    © Sputnik . Alexey Danichev
    International
    URL courte
    11328

    «Les sanctions sont motivées par des intérêts économiques, mais le prétexte est politique». L’homme politique italien Gianluca Savoini explique dans un entretien à Sputnik à qui profitent les sanctions antirusses. Il décortique les attentes du business européen sur fond de la prochaine visite de Vladimir Poutine en Italie d’ici à l’été prochain.

    Les sanctions antirusses se sont fait durement ressentir sur l'économie italienne, a constaté dans un entretien accordé à Sputnik Gianluca Savoini, président de l'Association culturelle Lombardie-Russie et conseiller en politique étrangère du parti italien La Ligue.

    «Je ne suis pas le seul à affirmer que les sanctions infligent des pertes immenses à l'économie italienne. Des analystes de renom et de grands entrepreneurs italiens le constatent également. Ainsi, Ernesto Ferlenghi, directeur de la Confindustria Russia, a récemment rappelé que l'Italie perdait chaque jour 7 millions d'euros à cause des sanctions. Depuis 2014, nous avons déjà perdu des milliards d'euros et il serait tout à fait absurde de poursuivre dans cette voie», a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter que l'actuelle confrontation entre l'Union européenne et la Russie était parfaitement absurde, la Russie étant le principal partenaire stratégique non seulement pour l'Italie, mais aussi et surtout pour l'ensemble de l'Europe.

    «Je suis récemment allé en Allemagne où j'ai pris part à différentes conférences politiques. Et les entrepreneurs allemands sont opposés eux aussi aux sanctions antirusses. La même chose en France, en Autriche, en Hongrie. Je voudrais bien comprendre à qui ces sanctions ont été utiles. La question ukrainienne a-t-elle été résolue? Je ne le pense pas! Il est évident que les sanctions antirusses servent ces groupes internationaux qui veulent tirer profit de la situation et vendre du gaz en Europe à la place de la Russie. Les sanctions sont motivées par des intérêts économiques, mais le prétexte est politique», a souligné M.Savoini.

    Il a rappelé que Matteo Salvini en parlait déjà depuis quatre ans.

    «Je tiens à citer les propos tenus par Salvini lors d'une récente conférence de presse: "Les sanctions sont inutiles en 2018. S'il m'était revenu de prendre la décision, je n'aurais pas permis de prolonger ces sanctions qui infligent des dégâts économiques, culturels et sociaux". Au début, très peu nombreux étaient ceux qui étaient d'accord avec Salvini et non seulement en Italie. Mais à présent, beaucoup acceptent sa position», a relevé l'Italien.

    Selon ce dernier, si aux élections européennes de mai prochain, les souverainistes obtiennent la majorité, les sanctions seront levées parce qu'enfin arriveront au pouvoir des forces politiques défendant les intérêts nationaux des pays européens et non les intérêts des lobbies bancaires et des groupes financiers internationaux.

    «Quant à la position du Mouvement 5 étoiles (M5E) [qui forme actuellement avec la Ligue le gouvernement national italien, ndlr], j'ai bien l'impression qu'à la différence de la Ligue, leurs membres n'accordent pas suffisamment d'attention au problème des sanctions, mais il serait sans doute mieux de le leur demander directement», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

    Lire aussi:

    Un jeune homme tué au fusil-mitrailleur en pleine rue dans le centre de Paris – images
    Un navire UK a essayé d'empêcher l'Iran d'arraisonner le pétrolier sous pavillon UK, selon un représentant des Pasdaran
    Une vidéo du pétrolier britannique Stena Impero arraisonné par l'Iran mise en ligne
    Tags:
    souverainiste, pertes, entrepreneur, sanctions antirusses, levée des sanctions, Mouvement 5 étoiles (M5E), Confindustria Russia, Ligue du Nord (parti italien), Union européenne (UE), Ernesto Ferlenghi, Gianluca Savoini, Matteo Salvini, Vladimir Poutine, Rome, Italie, Autriche, Europe, Hongrie, France, Allemagne, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik