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Ankara a une fois de plus démenti les rumeurs selon lesquelles elle aurait proposé au Pentagone de laisser accéder les spécialistes américains à ses S-400 prochainement livrés par la Russie, selon une source de Sputnik au sein de la diplomatie turque.

Ankara aurait une fois de plus assuré à Moscou qu'il ne donnerait pas aux États-Unis «l'occasion d'étudier les systèmes de défense antiaérienne S-400» commandés à la Russie. Une source de Sputnik au sein de la diplomatie turque a affirmé que cette promesse avait été faite par le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, devant l'ambassadeur russe à Ankara, Alexeï Erkhov.

M.Cavusoglu avait plus tôt annoncé la rencontre à venir sur son compte Twitter, sans donner de détails. L'ambassade de Russie à Ankara a elle aussi refusé de préciser les sujets à l'ordre du jour.

Selon l'agence de presse Bloomberg, Ankara aurait proposé aux experts techniques américains d'étudier les systèmes de défense antiaérienne russes S-400, afin de résoudre son différend avec les États-Unis provoqué par cette acquisition.

Mardi, le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a démenti ces allégations.

En septembre 2017, la Russie avait annoncé avoir signé un contrat prévoyant la livraison de systèmes de missiles S-400 à la Turquie. Puis, fin octobre, le ministre turc de la Défense avait déclaré que le déploiement de systèmes russes en Turquie devrait débuter en octobre 2019.

Pour leur part, les États-Unis exercent des pressions sur la Turquie, leur alliée au sein de l'Otan, pour qu'elle renonce à l'acquisition de ces systèmes de défense antiaérienne, menaçant de refuser de lui livrer des chasseurs F-35.

Dans le même temps, une loi adoptée par le Congrès américain en 2017 prévoit des sanctions économiques contre toute entité ou pays ayant conclu des contrats d'armement avec des entreprises russes.

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Tags:
S-400, Alexeï Erkhov, Mevlut Cavusoglu, États-Unis, Turquie, Russie
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