Ecoutez Radio Sputnik
    Un manifestant avec un drapeau turc à Rotterdam

    Quand évoquer les Gilets jaunes en Turquie signifie «inciter à commettre un crime»

    © REUTERS / Dylan Martinez
    International
    URL courte
    8713

    Après que le journaliste turc Fatih Portakal a mentionné les Gilets jaunes sur son compte Twitter en se demandant si les Turcs seraient capables de suivre leur exemple, un procureur turc a ouvert une enquête à son encontre au motif d'«inciter ouvertement à commettre un crime», selon les médias turcs.

    Vendredi 28 décembre, un procureur turc a ouvert une enquête à l'encontre de Fatih Portakal, qui travaille pour la chaîne de télévision turque Fox Haber.

    Selon les quotidiens Hurriyet et Milliyet, le célèbre journaliste est soupçonné d' «inciter ouvertement à commettre un crime».

    Tout a commencé lorsque M.Portakal s'est demandé, le 10 décembre sur son compte Twitter, si ses citoyens seraient en mesure de sortir dans les rues pour exprimer leur mécontentement, à l'image des Français.

    «Allez, faisons une (action de) protestation pacifique contre les hausses (de prix), les hausses du (prix du) gaz naturel. Allez, faisons-le. Serions-nous capables de le faire?», a-t-il écrit.Le journaliste a réitéré, lors d'un programme d'information, en interrogeant: «Pour l'amour de Dieu, dites-moi combien de personnes sortiraient?».

    La réaction d'Ankara ne s'est pas fait attendre, Recep Tayyip Erdogan ayant qualifié l'homme d'«immoral», ajoutant: «la justice fournira la réponse nécessaire, je crois cela».

    Lire aussi:

    Un «cimetière» de Boeing 737 MAX découvert en Californie
    Le Panama condamne «les activités illégales» du pétrolier arraisonné par l'Iran et lui retire son pavillon
    Les proches d’un supporter algérien blessé à l’œil dénoncent un tir de LBD
    Tags:
    gilets jaunes, journalisme, Recep Tayyip Erdogan, Turquie, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik