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Pour l'ex-chef des services de renseignement saoudiens, le retrait des États-Unis de Syrie «compliquera davantage les choses» sur le terrain et constitue ainsi un «développement très négatif».

Le départ des forces états-uniennes de Syrie est susceptible d'entraîner une dégradation de la situation dans le pays, a déclaré le prince saoudien Turki al-Faisal Al Saoud dans un entretien accordé à la BBC.

«Cela va compliquer davantage les choses au lieu d'y trouver une solution, ainsi qu'embourber les Iraniens, mais aussi les Russes et Bachar el-Assad. Sous cet angle, il s'agit bien sûr d'un développement très négatif», a estimé l'ex-chef des services de renseignement saoudiens et ancien ambassadeur du royaume à Washington.

Un avion de la coalition dirigée par les Etats-Unis
© AFP 2020 US NAVY / MC2 JACOB G. SISCO
Selon lui, la démission du chef du Pentagone James Mattis, consécutive à l'annonce du retrait américain, n'allait pas remédier à la situation sur le terrain.

Le 19 décembre 2018, Donald Trump a annoncé le départ le plus rapidement possible des militaires américains de Syrie, martelant que les États-Unis ne joueraient plus le rôle de «gendarme du Moyen-Orient».

Par la suite, la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders a annoncé que les États-Unis avaient commencé à retirer leurs troupes de Syrie, tout en soulignant que la victoire sur les djihadistes de Daech* ne signifiait pas la fin de la coalition antiterroriste dirigée par Washington.

Pour sa part, le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a proposé de mettre le retrait des troupes états-uniennes du sol syrien sous le contrôle conjoint d'Ankara, de Moscou et de Téhéran pour empêcher les terroristes d'occuper le vide laissé.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
lutte antiterroriste, terrorisme, présence militaire, retrait, crise syrienne, coalition anti-Daech, Daech, Pentagone, Mevlut Cavusoglu, James Mattis, Donald Trump, Turki al-Fayçal, Arabie Saoudite, Syrie
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