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Quelque 30.000 personnes ont fui Rann, dans le nord-est du Nigeria, pour échapper aux djihadistes du groupe Boko Haram, qui ont pris le contrôle de la ville. Les insurgés du groupe djihadiste sont entrés dans l'agglomération sans rencontrer de résistance, à la suite du retrait des troupes camerounaises et nigérianes.

«Toute la population semble paniquée et a pris la fuite pour tenter d'échapper à la mort en l'espace de 48 heures», a déclaré le porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR), Babar Baloch, au cours d'un point de presse à Genève mardi 29 janvier.

Ils sont plus de 30.000 à avoir fui la ville de Rann, dans le nord-est du Nigeria, pour échapper aux djihadistes du groupe Boko Haram, qui ont pris le contrôle de la ville. La panique a été déclenchée par le retrait dimanche des troupes camerounaises, qui y avaient été déployées après l'attaque du 14 janvier, laquelle avait fait 14 morts. Boko Haram avait mis à sac une base de l'armée et avait incendié la ville, où étaient réfugiés plus de 35.000 déplacés.

Selon des sources locales, les insurgés sont entrés dans Rann lundi 28 janvier sans rencontrer de résistance, les soldats nigérians ayant décidé de se retirer à leur tour, anticipant une attaque de Boko Haram.

La localité de Rann, à environ 175 km au nord de Maiduguri, la capitale de l'État du Borno, a une nouvelle fois été la cible d'une attaque du groupe Boko Haram mardi et mercredi 15 janvier, donnant lieu à une situation chaotique et obligeant des milliers de gens à fuir en brousse et à quitter la ville pour se réfugier de l'autre côté de la frontière camerounaise.

Boko Haram attaque régulièrement, depuis le mois de juillet 2018, les bases militaires dans l'État de Borno, dans le nord-est du pays, faisant des dizaines, voire des centaines de morts. L'insurrection djihadiste, qui a débuté dans le nord-est du Nigeria en 2009, a fait plus de 27.000 morts et provoqué une grave crise humanitaire.

Le Cameroun héberge actuellement plus de 370.000 réfugiés, y compris 100.000 originaires du Nigeria.

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Tags:
crise humanitaire, personnes déplacées, terrorisme, réfugiés, Cameroun, Nigeria
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