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Washington veut dissuader la Turquie d’attaquer les Kurdes en Syrie en coopération avec ses alliés britanniques, français et australiens, affirme The Wall Street Journal citant des sources proches du dossier.

Les États-Unis envisagent d'impliquer des militaires britanniques, français et australiens dans la protection de leurs alliés kurdes si la Turquie procède à la mise en place d'une zone tampon dans le nord de la Syrie, relate The Wall Street Journal.

Selon le quotidien, qui se réfère à des sources au sein du gouvernement américain, des troupes britanniques, françaises et australiennes sont appelées à «protéger les Unités de protection du peuple (YPG), principaux alliés des Américains dans la lutte contre les terroristes de Daech*, face à d'éventuelles actions des forces turques».

Outre la prévention d'affrontements entre les Turcs et les Kurdes, cette initiative est censée «aider à neutraliser les possibles conséquences négatives du retrait des troupes américaines de Syrie, notamment le retour de combattants de Daech*».

Un diplomate européen a confirmé à The Wall Street Journal que les Américains avaient déjà entamé des négociations ad hoc avec les pays concernés, dont aucun n'a pour le moment donné son accord. Pour sa part, Ankara s'oppose à ce projet de Washington, souligne le journal.

La semaine dernière, Recep Tayyip Erdogan a souhaité la création d'une «zone de sécurité» dans le nord de la Syrie tout en excluant la possibilité d'une participation de l'Onu dans ce processus.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
Kurdes, zone tampon, conflit, retrait, sécurité, ONU, Daech, Unités de protection populaire kurdes (YPG), Recep Tayyip Erdogan, États-Unis, Syrie, Turquie
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