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    Le Maroc a lancé fin 2018 sa première ligne de TGV

    Relance du transmaghrébin: est-ce l’occasion pour rouvrir la frontière algéro-marocaine?

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    Jeudi 31 janvier, le secrétariat général de l’Union du Maghreb arabe a annoncé dans un communiqué la relance de son projet phare: le chemin de fer transmaghrébin. Cette annonce fait suite au don octroyé par la Banque africaine de développement à cet effet, selon la même source.

    Le projet de la ligne ferroviaire transmaghrébine reliant le Maroc, l'Algérie et la Tunisie sera relancé, selon un communiqué du secrétariat général de l'Union du Maghreb arabe (UMA), publié jeudi 31 janvier sur son site officiel.

    «Le secrétariat général de l'Union du Maghreb arabe a obtenu un don de la Banque africaine de développement […] en vue de financer le coût des activités préparatoires du projet de la réhabilitation et de la modernisation de la ligne de chemin de fer transmaghrébine reliant l'Algérie, le Maroc et la Tunisie», indique le communiqué de l'UMA.

    Tout en se félicitant de l'octroi de ce don, dont il ne précise par le montant, «le secrétariat général de l'UMA a l'intention d'utiliser une partie des sommes accordées dans le cadre de ce don […] pour l'élaboration du dossier marketing et de commercialisation du projet ainsi que pour la préparation […] de la table ronde des bailleurs de fonds […]» prévue pour le 29 mars 2019, précise le texte.

    Le projet consiste à revaloriser et à moderniser une ligne ferroviaire de 363 km, qui existait déjà entre le Maroc et l'Algérie. Ainsi qu'une autre ligne de 503 km entre l'Algérie et la Tunisie, tout en effectuant la connexion entre les deux lignes afin de relier les trois pays.

    Cependant, pour que ce projet puisse être relancé, il est nécessaire que la frontière terrestre entre l'Algérie et le Maroc, qui demeure fermée depuis 1994, soit rouverte.

    «L'Algérie et le Maroc n'ont pas besoin de médiateurs pour résoudre leurs problèmes bilatéraux», a déclaré Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Mercredi 23 janvier, il s'est exprimé lors de son passage dans l'émission Bila Houdoud de la chaine qatarie Al Jazeera, dans laquelle il affirme qu'il n'y aura pas d'Union du Maghreb arabe intégrée sans relations normales entre Rabat et Alger.

    «Les problèmes que connait l'Union du Maghreb arabe sont tributaires de la tension qui marque les relations bilatérales entre l'Algérie et le Maroc», a indiqué le chef de la diplomatie marocaine. «Il n'y aura pas d'intégration régionale sans relations bilatérales saines, et en gardant des frontières communes fermées», a-t-il encore ajouté.

    Dans ce sens, Nasser Bourita a rappelé que le roi Mohammed VI avait appelé, dans son discours du 6 novembre 2018, l'Algérie à un dialogue bilatéral «franc et direct». Selon lui, le souverain marocain avait «proposé à cet effet la création d'un mécanisme souple dont les contours sont à convenir d'un commun accord avec Alger, et qui sera un espace de dialogue bilatéral ou seront examinés tous les problèmes sans intermédiaire».

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    Tags:
    chemin de fer, fermeture des frontières, relations bilatérales, transmaghrebin, relance, projet de budget, train, Union du Maghreb arabe (UMA), Nasser Bourita, Tunisie, Maroc, Algérie, Maghreb
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