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    Saad Hariri, Premier ministre du Liban

    À quelles attentes de la société devra répondre le nouveau gouvernement libanais?

    © AP Photo / Hassan Ammar
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    Après huit mois de tractations, le Liban s'est enfin doté d’un nouveau gouvernement d’unité nationale dirigé par le Premier ministre sortant Saad Hariri qui occupe ce poste pour la troisième fois. Sputnik a discuté de l’événement avec plusieurs hommes politiques libanais.

    Femme au poste de ministre de l'Intérieur

    On s'attend à ce que le nouveau gouvernement libanais, qui comprend 30 ministres, dont quatre femmes, concentre son travail sur trois volets majeurs: économie, lutte contre la corruption et retour des réfugiés syriens chez eux, a déclaré à Sputnik Amal Abu Zeid, membre de la direction du Courant patriotique libre (CPL), parti du Président libanais Michel Aoun.

    «C'est justement pour cela qu'un gouvernement équilibré a été créé qui représente l'ensemble de la société libanaise et qui puisse travailler avec tous afin d'atteindre ces objectifs communs. Le reste des problèmes et des difficultés vient au second plan», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

    Et de souligner que pour la première fois dans l'histoire du Liban, le poste de ministre de l'Intérieur, poste clé au sein du gouvernement, était occupé par une femme.

    «C'est un encouragement pour les Libanaises à se consacrer à la politique et à faire preuve d'initiative dans la vie du pays. On s'attend à des résultats positifs», a dit Amal Abu Zeid.

    Question des réfugiés syriens

    Le Premier ministre Hariri a soutenu dès le début l'initiative de Moscou concernant le rapatriement des réfugiés syriens, a rappelé à Sputnik George Shaaban, conseiller du chef du gouvernement libanais pour les liens avec la Russie, qui souligne que dans cette question les Libanais comptaient sur la Russie.

    «Lors de toutes les rencontres avec Vladimir Poutine, nous insistons sur le rôle efficace de la Russie dans la résolution de ce problème. Nous avons attendu la formation du gouvernement pour commencer à coopérer avec la Russie et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sur la question du rapatriement des réfugiés syriens», a relevé M.Shaaban.

    Lutte contre la corruption

    Le ministre d'État pour les Affaires du Parlement Mahmoud Qomati, membre du mouvement chiite Hezbollah, a indiqué à Sputnik que les Libanais espéraient une amélioration de leur niveau de vie.

    Destructions en Syrie
    © Sputnik . Mikhail Voskresenskiy

    «Les gens ont besoin d'électricité, d'eau et de gestion des déchets ménagers. […] La lutte contre la corruption est une des priorités du travail politique du Hezbollah. Pour en finir avec ce phénomène, nous allons coopérer aussi bien avec nos alliés qu'avec nos opposants», a résumé le membre du Hezbollah.

    Les tractations sur la formation du nouveau gouvernement étaient en cours depuis les élections législatives du 6 mai 2018. Les forces politiques principales du pays n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur la représentation des confessions religieuses au sein du cabinet des ministres.

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    Tags:
    économie, lutte contre la corruption, rapatriement, réfugiés syriens, Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), gouvernement libanais d’unité nationale, Sputnik, Hezbollah, Courant patriotique libre (CPL, droite chrétienne), Mahmoud Qomati, George Shaaban, Michel Aoun, Amal Abu Zeid, Saad Hariri, Syrie, Russie, Liban
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