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    Progression du cancer en Algérie: la Santé appelle les Algériens à changer d’habitudes…

    CC BY-SA 4.0 / Destroyer of furries / Cancer cell
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    Les habitudes alimentaires des Algériens, la sédentarité et le tabagisme, sont les raisons de l’explosion du nombre de cancers recensés en Algérie, selon la vice-directrice du service des maladies non-transmissibles au ministère algérien de la Santé. Selon elle, la prévention reste le meilleur moyen pour lutter contre ce fléau.

    En Algérie, le nombre de personnes atteintes par les différents types de cancers connait une progression inquiétante ces dernières années, selon le docteur Djamila Nadhir, vice-directrice du service des maladies non-transmissibles au ministère algérien de la Santé. Dans un entretien accordé dimanche 3 janvier à la chaine une de la radio nationale, Mme Nadhir met en cause les mauvaises habitudes alimentaires des Algériens, aggravées par la sédentarité. À ceci s'ajoute le tabagisme à l'origine de nombreux cancers des poumons, a-t-elle encore souligné.

    «Il faut que le citoyen algérien soit conscient de son mode d'alimentation», a déclaré le Dr Nadhir, en pointant du doigt les habitudes alimentaires des Algériens comme principale cause de la prolifération des cancers et autres maladies non-transmissibles.

    Dans ce sens, se référant aux résultats d'une étude coréalisée par l'Algérie et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2017, la responsable a indiqué que seuls 14,9% des Algériens prennent en compte les conseils de l'OMS en matière d'alimentation, à savoir la nécessité de manger trois légumes et deux fruits chaque jour.

    En plus des mauvaises habitudes alimentaires, la sédentarité est un facteur aggravant: «La sédentarité [le fait de passer plusieurs heures par jours sans activités physique, ndlr] touche 25% des Algériens, soit un Algérien sur 4», a-t-elle expliqué, d'après la même étude de 2017, en affirmant que les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes. Elles sont une sur trois à être sédentaires, a-t-elle ajouté.

    Dans le même cadre, la directrice du ministère algérien de la Santé a tiré la sonnette d'alarme quant aux risques de propagation du cancer chez les enfants. Selon elle, ces derniers sont fortement exposés aux facteurs de risques du cancer, en plus des maladies non-transmissibles comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires, la consommation excessive de sucreries en étant une des principales causes.

    Évoquant la prévention comme meilleur moyen de lutte contre le cancer, Djamila Nadhir a affirmé que «concernant le cancer du poumon, si on évite de fumer, on peut éviter 70 à 80% des cas […]». «Il y a une étude sur l'alimentation et le cancer du côlon que nous voyons se propager de façon effroyable, alors qu'on peut éviter plus de 60% des cas», juste en changeant ses habitudes alimentaires, a-t-elle conclu.

    Ainsi, la responsable a fait savoir qu'au cours de l'année 2016, près de 44.800 cas de cancers avaient été recensés en Algérie. Selon elle, si rien n'est fait, en particulier en matière de prévention, ce chiffre devrait atteindre les 62.000 à l'horizon 2025.

    Le ministère algérien du Commerce avait auparavant réagi à l'alerte diffusée par la Direction de la santé et de la population de la wilaya (région) de Djelfa mettant en garde les établissements hospitaliers et de santé de proximité contre une éventuelle importation de produits cancérigènes. Abderrahmane Benhazil, le directeur chargé de la qualité et de la répression des fraudes au ministère du Commerce a affirmé qu'aucun «produit cancérigène n'est signalé» dans le pays.

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    Tags:
    prévention, tabagisme, alimentation, cancer, OMS, Algérie
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