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    Détroit de Kertch

    Incident naval du détroit de Kertch: un journaliste suédois désigne le responsable

    © Sputnik . Alexeï Malgavko
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    Kiev veut rendre accessible la mer d'Azov aux forces de l'Otan et c'est l'Ukraine qui pourrait être responsable de l'incident naval du détroit de Kertch, estime le journaliste Stefan Lindgren dans un article pour le journal suédois Nyhetsbanken.

    Pour le compte du journal Nyhetsbanken, le journaliste suédois Stefan Lindgren s'est penché sur les aspects juridiques de l'incident naval de novembre dernier dans le détroit de Kertch et est arrivé à la conclusion que les actions de la Russie étaient entièrement légitimes.

    Il a fait remarquer que, selon les données du Service fédéral russe de sécurité (FSB), les navires ukrainiens s'étaient approchés du détroit sans aucun avertissement, n'avaient pas attendu le pilote russe et ne s'étaient pas conformés aux indications des gardes-frontières, violant ainsi la législation. Selon Stefan Lindgren, il se peut que les provocations aient continué pendant toute la journée, ce qui a conduit la partie russe à ouvrir le feu, blessant trois Ukrainiens, et à arrêter les navires.

    Dans ce contexte, il a souligné que l'Ukraine n'avait pas le droit de se référer à la Convention sur le droit de la mer de 1982, étant donné qu'elle avait violé les règles d'un passage pacifique par le détroit, notamment en raison d'un chargement d'armes.

    Il a rappelé également que, selon la Convention sur la mer territoriale et la zone contiguë de 1958 ratifiée par la Russie et l'Ukraine, les pays riverains avaient le droit d'établir les règles du droit de passage de navires étrangers dans leurs eaux territoriales, ce qui confirme la légitimité de la position russe.

    Stefan Lindgren estime également peu probable que Kiev puisse obtenir gain de cause auprès du tribunal international du droit de la mer, étant donné qu'il s'agit du passage dans les eaux intérieures, alors que l'Ukraine a rompu l'accord de 1997 sur l'amitié et la coopération avec la Russie. En outre, il reproche à la Suède d'user du deux poids deux mesures à l'égard de Moscou, le pays ayant évoqué le droit à prendre des mesures militaires pour protéger ses eaux. Or, l'Occident semble ne pas accorder ce droit à la Russie, souligne le journaliste.

    Le conflit principal consiste, selon lui, dans le fait suivant: la Russie considère la mer d'Azov comme ses eaux territoriales, tandis que l'Ukraine estime que ce sont des eaux internationales. Ainsi, Kiev veut sortir des accords signés pour rendre accessible cette mer aux forces de l'Otan.

    L'Ukraine considère la mer d'Azov comme des eaux internationales et ainsi veut sortir des accords signés pour rendre accessible cette mer aux forces de l'Otan, poursuit-il.

    Il se peut que l'Ukraine ait organisé cette provocation, étant absolument certaine du soutien des pays occidentaux, a-t-il supposé.

    La dernière provocation majeure organisée par Kiev a eu lieu le 25 novembre dernier, lorsque trois navires de la Marine ukrainienne ont violé la frontière russe de la côte de la mer Noire, près du détroit de Kertch. Selon le département du FSB pour la Crimée, ils effectuaient des manœuvres dangereuses et refusaient d'obtempérer aux ordres des garde-côtes. Dans la soirée, les vaisseaux ont entrepris une nouvelle tentative pour effectuer des actions illégales dans les eaux territoriales russes. Les garde-côtes russes ont alors eu recours aux armes pour les arrêter. Les autorités russes ont interpellé 24 militaires ukrainiens dont deux agents du Service de sécurité d'Ukraine (SBU). Selon le FSB, ces agents se trouvaient à bord des navires pour coordonner la provocation.

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    Tags:
    eaux territoriales, garde-côtes, conflit, Convention sur le droit de la mer, provocation, incident, Service de sécurité d'Ukraine (SBU), FSB, Crimée, Ukraine, détroit de Kertch, Russie, Kiev, mer d'Azov
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