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À l’instar de plusieurs autres pays d’Europe, la Lituanie s’est mise à souffrir elle aussi d’espionnite contre la Chine, en l’accusant notamment d’espionnage dans son rapport annuel sur les menaces à sa sécurité nationale. Cela s’explique sans doute par le désir de Vilnius de plaire aux États-Unis, a déclaré un politologue chinois à Sputnik.

L'espionnite qui prend de plus en plus d'ampleur en Occident est dirigée non seulement contre la Chine, mais aussi contre la Russie, ces deux pays étant cités comme les principaux rivaux géopolitiques des États-Unis dans leurs documents officiels publiés déjà après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, a rappelé à Sputnik Yang Mian, professeur à l'Institut des relations internationales de l'Université chinoise des communications.

«Des pays européens, tels que l'Allemagne et la France, relancent le concept de la menace chinoise, affirmant même qu'au total "450 espions chinois et russes se trouvent au cœur de l'Europe". Et la Lituanie est un "partenaire mineur", dans une situation soumise, au sein de l'Otan», a rappelé l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que le rapport annuel des services de renseignement lituaniens accusant la Chine d'espionnage et d'activités menaçant la sécurité nationale de la Lituanie avait avant tout pour fonction de manifester le dévouement de Vilnius à l'Union européenne et aux États-Unis.

«Je ne dirais pas que les accusations européennes d'espionnage contre la Chine seraient directement liées à l'état actuel des relations sino-américaines, mais la coordination et la coopération avec les États-Unis n'y sont évidemment pas à exclure pour que les Européens puissent montrer leur loyauté. Quoi qu'il en soit, l'Europe a toujours été une région importante pour propager la "théorie de la menace chinoise". Dans cette question, l'Europe et les États-Unis interviennent à l'unisson», a conclu le Chinois.

Le quotidien allemand Die Welt a récemment publié un article sur un prétendu nid d'espions autour de la Commission européenne à Bruxelles. Se référant au service de sécurité interne des affaires étrangères de l'Union européenne, le journal parle d'au moins 250 espions chinois et 200 espions russes qui seraient particulièrement actifs dans la capitale belge.

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menace, sécurité, espionnite, espionnage, Université chinoise des communications, Die Welt, Sputnik, OTAN, Union européenne (UE), Yang Mian, Allemagne, France, Lituanie, États-Unis, Europe, Russie, Bruxelles, Chine
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