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Le ministre britannique de la Défense Gavin Williamson a déclaré qu’après le Brexit, le Royaume-Uni devrait augmenter sa présence dans le monde et user de la force, alors que la Russie devrait «payer pour ses provocations». George Szamuely, du Global Policy Institute (GPI), a discuté avec Sputnik des éventuelles conséquences de ces propos.

Il est très dangereux et extrêmement irréfléchi de tenir de tels propos, a estimé dans un entretien accordé à Sputnik George Szamuely, du Global Policy Institute (GPI), commentant la récente déclaration du ministre britannique de la Défense Gavin Williamson selon qui les pays de l'Otan devraient répondre à l'appel de Washington et augmenter leurs dépenses de défense pour mieux s'opposer aux «provocations russes».

«Il y a deux mois, il [Gavin Williamson, ndlr] était en Ukraine et déclarait que le Royaume-Uni combattait côte à côte avec Kiev contre la Russie. De tels propos sont absolument insensés parce que si Williamson pouvait obtenir ce qu'il voulait, le Royaume-Uni se serait engagé dans une guerre contre des forces de loin supérieures aux siennes et cela aurait eu des conséquences bel et bien désastreuses», a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.

Et de rappeler qu'au cours des dernières décennies, le Royaume-Uni avait participé aux agressions contre la Yougoslavie, l'Irak, la Libye et la Syrie.

«La Russie et la Chine n'ont fait rien de pareil! Pourtant, il [Gavin Williamson, ndlr] affirme que ce sont justement les Russes et les Chinois qui violent l'ordre et les normes du droit international et que le Royaume-Uni devrait sortir d'une sorte de syndrome de la guerre du Vietnam et de l'Irak. On dirait que l'ombre de l'Irak empêche le Royaume-Uni de mener une politique extérieure active», a continué l'expert.

Il prévient que c'est parfaitement absurde et pourrait amener à une confrontation catastrophique.

«Et le Royaume-Uni finira par comprendre que s'il est entraîné dans une guerre avec la Chine ou la Russie, les États-Unis ne viendront pas au secours des Britanniques. Le Royaume-Uni se retrouvera tout seul et devra se sauver, sans demander son reste. Erdogan a fait la même chose quand il a abattu l'avion russe et pensait que l'Otan allait le soutenir, mais au bout du compte il n'a reçu aucun soutien. L'Ukraine a sans doute pensé elle aussi que les États-Unis soutiendraient sa provocation dans le détroit de Kertch, mais non. Le Royaume-Uni se retrouvera dans la même situation, c'est-à-dire seul. Il a à avoir affaire avec les Chinois en mer de Chine méridionale, et ce n'est pas la meilleure des situations», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

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Tags:
déclaration, défense, guerre, Brexit, Global Policy Institute (GPI), Sputnik, Gavin Williamson, George Szamuely, Recep Tayyip Erdogan, détroit de Kertch, Mer de Chine méridionale, Libye, Yougoslavie, Royaume-Uni, Londres, Kiev, Chine, Syrie, Irak, Ukraine, États-Unis, Russie
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