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    Jérôme Rogrigues lors de l'acte 12 à Paris, image d'illustration

    Quatre Gilets jaunes, dont Rodrigues, portent plainte contre le préfet de police de Paris

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    Se référant à leur avocat, l’AFP précise que quatre Gilets jaunes blessés, dont Jérôme Rodrigues, ont porté plainte pour violences volontaires et complicité. Comme le précise le juriste, la cause est la perte de confiance avec le parquet de Paris.

    Jérôme Rodrigues, cette figure de proue de la mobilisation des Gilets jaunes blessé à un œil lors de l’acte 11 à Paris, et trois autres manifestants ayant également été blessés ont déposé plainte jeudi pour violences volontaires avec arme par les forces de l'ordre, relate l’AFP, se référant à leur avocat.

    Et d’ajouter qu’une plainte avait en outre été déposée contre le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, pour complicité.

    «Nous avons déposé ce jour devant le doyen des juges d'instruction près le tribunal de grande instance de Paris quatre plaintes criminelles avec constitution de partie civile pour violences volontaires aggravées par personne dépositaire de l'autorité publique, en réunion et ayant entraîné une mutilation permanente, et complicité de violences volontaires aggravées contre X et contre M.Delpuech, préfet de Paris», a déclaré Me Arié Alimi cité par l'AFP.

    Ces quatre plaintes concernent Jérôme Rodrigues, qui affirme avoir perdu l'usage de son œil droit à cause d'un tir de lanceur de balles de défense (LBD) le 26 janvier à Paris, Sébastien Maillet, qui a eu la main arrachée samedi dernier selon lui par l'explosion d'une grenade près de l'Assemblée nationale, ainsi que Franck Bridon et Antoine Coste, qui affirment également avoir perdu un œil à la suite de tirs de LBD lors de manifestations dans la capitale, précise l’agence.

    «Nous avons déposé ces plaintes car nous avons perdu le lien de confiance avec le parquet de Paris», a encore expliqué l’avocat.

    Comme il l’explique, cette perte de confiance intervient après la violation du secret de l'enquête dans l'affaire Rodrigues, s'agissant de l'expertise qui ne pouvait être détenue que par les services de l'IGPN, et «des mesures d'intimidation par les services de l'IGGN contre M. Sébastien Maillet à l'hôpital Georges-Pompidou» à Paris.

    Tags:
    violences, complicité, justice, plainte, Jérôme Rodrigues, Paris, France
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