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    Crise au Venezuela

    Ambassadeur vénézuélien en Algérie: les USA tentés par «les richesses du pays»

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    Les événements ayant secoué dernièrement le Venezuela, avec la bénédiction des États-Unis, visent à asseoir la domination de ces derniers «sur les richesses du pays et de toute la région de l’Amérique du Sud», a affirmé l’ambassadeur vénézuélien en Algérie, dans un entretien accordé au quotidien L’Expression.

    «Pour bien résumer la situation, ce qui s'est passé le 23 janvier [au Venezuela, ndlr] est une tentative de coup d'État», a déclaré José de Jesús Sojo Reyes, l'ambassadeur de Caracas à Alger. Dans un entretien donné au quotidien algérien L'Expression, le diplomate a accusé les États-Unis d'être derrière ces événements afin d'asseoir sa domination sur «les richesses de son pays et de l'Amérique latine» en général, conformément à la doctrine Monroe.

    «Je pense que c'est une politique très agressive pour permettre à la région de l'Amérique du Nord d'avoir la mainmise sur les ressources de notre région en général et du Venezuela en particulier», a déclaré l'ambassadeur. «Ainsi, dans ce sillage, on constate le travail fait par les États-Unis pour imposer des gouvernements de droite en Amérique latine dans le but de régenter la région Sud et avoir cette mainmise tant recherchée [sur les ressources de la région, ndlr]», a-t-il encore soutenu.

    Pour expliquer la genèse de la politique extérieure de Washington envers l'Amérique du Sud, M.Sojo Reyes a affirmé que la doctrine Monroe demeure toujours le leitmotiv de diplomatie des États-Unis. «Cette doctrine ne vise pas uniquement à avoir une mainmise sur toute la région de l'Amérique latine, mais avoir aussi de l'influence sur les pays de ladite région qui renferment du pétrole et du gaz et autres richesses importantes», a-t-il souligné.

    S'exprimant sur les derniers événements ayant secoué son pays, le diplomate a affirmé qu'«il s'agit d'un processus qui s'est déclenché il y a de cela cinq ans». «Donc, c'est un processus qui s'est maintenu pendant plusieurs années sous plusieurs formes et qui a été mis en œuvre par l'opposition vénézuélienne avec la bénédiction des États-Unis ainsi que de leurs alliés», a-t-il encore ajouté en dénonçant la campagne de manipulation médiatique ayant accompagné le déclenchement des événements.

    Au cours d'une intervention retransmise en direct sur son compte Twitter, Nicolas Maduro a annoncé le déploiement de forces militaires à la frontière vénézuélienne contre une éventuelle invasion américaine. Le Président vénézuélien a évoqué deux étapes dans cette mise en place. Tout d'abord, un plan de déploiement permanent «de chars, de missiles et de soldats de la République». Il a ensuite mis l'accent sur la nécessité de défendre le réseau électrique du pays, qui reste «vulnérable à des groupes terroristes».

    La crise politique au Venezuela a éclaté quand l'opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l'Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s'est autoproclamé le lendemain «Président en exercice du pays» et a prêté serment au cours d'une manifestation. Donald Trump l'a reconnu comme «Président par intérim».

    Une quarantaine de pays, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne, en ont fait de même. La France l'a également reconnu comme «Président en charge». Le Président Nicolas Maduro a qualifié Juan Guaido de pantin des États-Unis.

    La Russie, la Chine et plusieurs autres pays ont, quant à eux, soutenu Nicolas Maduro en tant que Président légitime du Venezuela. Le Kremlin a qualifié la décision de certaines nations européennes d'«ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela».

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    Tags:
    richesse, crise, politique, coup d'Etat, Juan Guaido, Nicolas Maduro, Venezuela, États-Unis
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