Ecoutez Radio Sputnik
    Orage

    Top-3 des scénarios mainstream de la fin du monde: quels pays impliqués?

    CC0 / Pixabay
    International
    URL courte
    Ekaterina Yanson
    5331

    Mauvais choix de conte pour s'endormir: dans les histoires d'horreur des médias britanniques, les protagonistes sont habituellement la Chine, la Corée du Nord, l'Iran ou la Russie et ils déclenchent ou souhaitent déclencher un conflit mondial. Aperçu des scénarios de la Troisième Guerre mondiale les plus probables, selon l'Express et le Daily Star.

    Susciter la peur, faire approcher la date du déclenchement du conflit ou se ressaisir face aux menaces: quel que soit l'objectif, les journaux britanniques Express et Daily Star jettent régulièrement de l'huile sur le feu de l'hypothétique Troisième Guerre mondiale. Dans leurs rubriques éponymes, ils partagent des informations sur les tensions et conflits mondiaux qui s'inscrivent dans la conception de la Troisième Guerre mondiale, «nom donné à un conflit militaire mondial hypothétique à grande échelle suivant la Première et la Seconde Guerres mondiales», est-il précisé dans la description du Daily Star.

    La description de la rubrique de l'Express est plus détaillée et promet de nous tenir au courant de toutes «les dernières nouvelles, de nous donner des prévisions quant à la Troisième Guerre mondiale» et de nommer les personnages clefs de cette confrontation.

    L'épée de Damoclès de la Troisième Guerre mondiale est suspendue au-dessus de nombreux pays: dans ses récents articles, l'Express s'interroge pour savoir si «la Russie absorbera la Biélorussie» ou met en garde contre «un nouveau sous-marin dévoilé par l'Iran». Voici encore plusieurs idées qui se répètent dans tous les trois articles du Daily Star: la puissance terrifiante de la Russie, dont «le char cauchemardesque de Poutine écrasera les forces de l'OTAN lors de la Troisième Guerre mondiale» ou les tensions entre les USA et la Chine qui «pourraient déclencher une guerre mondiale».

    Mais si différents endroits de la planète pourraient servir de champ de bataille au niveau global, les grands «méchants» sont souvent les mêmes: la Russie, la Chine et l'Iran.

    Russie

    L'analyse des rubriques des deux tabloïdes montre que la «Russie» est l'un des mots qui revient le plus souvent dans leurs histoires. D'où précisément peut provenir la menace:

    du Président Poutine qui «nie l'existence des États indépendants» et qui «viole la loi internationale»;

    des armes russes dont «un missile indétectable capable de rester en l'air pendant des jours», «l'arme terrifiante pour faire les ennemis halluciner et vomir» ou le char sous-mentionné.

    Ainsi, selon la logique des deux journaux, Moscou risque de déclencher une confrontation mondiale en violant les principes du droit international et en recourant à des armes sophistiquées — au moins telles quelles elles apparaissent sur les pages de ces éditions.

    Chine

    Autre scénario: la Russie peut «s'unir avec la Chine présentant ainsi la menace la plus importante pour l'Occident et les USA depuis des décennies». Pourtant, la Chine elle-même n'est pas inoffensive vu qu'elle «prépare une frappe de missiles depuis "un grand mur sous-terrain"» et «construit quatre porte-avions nucléaires pour contrer les USA».

    Iran

    La République islamique joue également un rôle de méchant dans cette saga apocalyptique. La peur du Daily Star s'accroît notamment lorsque les tensions entre l'Iran et son voisin hébreu s'aggravent et ce premier «brandit une menace choquante contre Israël».

    Puis globalement, «les missiles iraniens ont l'Europe dans leur collimateur», d'après le rapport du Centre Soufan sur le nucléaire iranien.

    Vladimir Poutine sourit d'ailleurs de l'image de l'article de l'Express intitulé «La Russie accueille l'Iran tandis que les USA tentent d'unir leurs alliés contre eux lors d'un sommet indépendant», visiblement pour prévenir en personne le dirigeant russe de «l'invasion américaine» et riposter.

    Rôles secondaires

    Plus rarement apparaissent sur ces pages les aventures de la Corée du Nord qui «possède des matériaux toxiques pour élaborer sept bombes atomiques». Puis, les disputes entre l'Inde et le Pakistan («Inde furieuse: "Nous allons riposter" — le Premier ministre met en garde le Pakistan après une attaque terroriste qui fait 44 morts») méritent leur place dans les colonnes de la rubrique WW3. La France s'avère se réserver la place dans l'Express grâce à ses plans de construire des «missiles hypersoniques inarrêtables pour remplacer les vieilles armes», tandis que le Daily Star ne lui consacre pas d'espace médiatique dans la rubrique.

    Quant aux États-Unis, ils sont obligés de repousser les coups de tous les côtés. Leurs démarches suivent traditionnellement le danger que représente autrui: «Les chars US s'apprêtent à participer aux manœuvres de la Troisième Guerre mondiale les plus grandes alors que Trump prépare une riposte à la machine de guerre de Poutine».

    En somme, et blague à part, les rubriques de ces deux journaux britanniques seraient plutôt une version de la réalité enjolivée par un lexique guerrier et apocalyptique. Là les «méchants» s'unissent contre les «bons» pays occidentaux qui sont obligés de leur faire face.

    Ces histoires, dont le fond est le même que dans d'autres médias, acquièrent un goût spécifique et apparemment trouvent leur lectorat. Les rubriques s'enrichissent d'un à quatre articles par jour (Express) ou d'un article tous les deux ou trois jours (Daily Star). Pourquoi pas si le soif de sang est satisfaite par les lettres mortes.

    Lire aussi:

    Le dernier cri de désespoir du copilote du crash du Boeing de Lion Air
    Brigitte Macron déclare forfait après des huées et des sifflets au stade de Reims (vidéo)
    Les derniers mots des pilotes du Boeing 737 MAX de Lion Air révélés par les boîtes noires
    Tags:
    apocalypse, conflit, guerre, Troisième Guerre mondiale, Daily Star, Express, Pakistan, Royaume-Uni, Corée du Nord, Iran, Chine, Inde, États-Unis, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik