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    Des officiers de la Garde nationale vénézuélienne sur le pont Simon Bolivar, reliant le Venezuela à la Colombie

    La situation à la frontière colombo-vénézuélienne décrite par un journaliste de Sputnik

    © Sputnik . Mikhaïl Alaeddine
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    Un correspondant de Sputnik a été témoin de la situation à la frontière entre la Colombie et le Venezuela, ainsi que du quotidien des militaires et activistes. En voici quelques impressions.

    Depuis trois jours, des ponts frontaliers sont le théâtre d’affrontements entre les militaires vénézuéliens et l’opposition. Après que le Président Maduro a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec la Colombie, l’armée a fermé la frontière.

    Pour sa part, l’opposition tente de livrer de l’aide humanitaire dans le pays. Mais les autorités locales sont persuadées que cette action n’est qu’un prétexte pour faire passer à l’opposition des armes et des munitions provenant des États-Unis, selon le même scénario qu’en Syrie, témoigne un correspondant de Sputnik sur place.

    «Les opposant de Maduro se trouvant de l’autre côté de la frontière ne répugnent pas à l’usage de cocktails Molotov et d’armes à feu pour provoquer. Toutefois, tous les militaires ont reçu cette instruction sans équivoque: ne pas traverser la frontière quoi qu’il se passe et n’avoir recours aux armes que lors d’une intervention bien réelle», explique-t-il.

    Des officiers de la Garde nationale vénézuélienne sur le pont Simon Bolivar, reliant le Venezuela à la Colombie
    © Sputnik . Mikhaïl Alaeddine
    Des officiers de la Garde nationale vénézuélienne sur le pont Simon Bolivar, reliant le Venezuela à la Colombie

    Mais la situation à la frontière ne reste pas tendue 24h/24. Le correspondant décrit des moments d’accalmie sur le pont Simon Bolivar, lorsque des airs d’opéra proviennent du côté colombien, pendant que la vie de campagne se poursuit dans l’unité militaire vénézuélienne. Après une récente confrontation avec l’opposition, de jeunes activistes, présents depuis le premier jour des confrontations, se lavent pour effacer les traces de gaz lacrymogènes et de poussière.

    La ministre de l’Agriculture urbaine, Mayerlin Arias, se rend sur place pour leur transmettre les dernières nouvelles politiques et leur exprimer sa reconnaissance pour leur soutien à la garde nationale et pour ce séjour en conditions difficiles.

    En effet, précise le correspondant, ce qui manque vraiment sur cette base, c’est l’eau potable. Pour s’en procurer, il faut sortir de l’enceinte de l’unité.

    «Camarades, la situation est extrêmement compliquée. Je n’ai aucun droit d’obliger qui que ce soit à rester. Votre soutien fait remonter le moral de l’armée. C’est une grande contribution dans la confrontation de l’agression des États-Unis et de leurs complices brésiliens et colombiens. Après-demain, nous vous garantissons les avions qui vous ramèneront chez vous», lance la ministre, provoquant un tonnerre d’applaudissements et des cris «Viva Chávez!».

    La crise politique au Venezuela a éclaté quand l'opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l'Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s'est autoproclamé le lendemain «Président en exercice du pays» et a prêté serment au cours d'une manifestation. Donald Trump l'a alors reconnu comme «Président par intérim».

    Une quarantaine de pays, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne, en ont fait de même. La France l'a également reconnu comme «Président en charge». Le Président Nicolas Maduro a qualifié Juan Guaido de pantin des États-Unis. Des pays tels que la Chine, la Russie, la Turquie ou le Mexique ont quant à eux apporté leur soutien au gouvernement en place.

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    Tags:
    opposition, activistes, militaires, États-Unis, Colombie, Venezuela
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