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    Le pont Simon Bolivar à la frontière entre le Venezuela et la Colombie

    Diplomate vénézuélien: 99% des militaires fidèles aux idées de la révolution bolivarienne

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    Washington ne réussira pas à provoquer un schisme au sein de l’armée du Venezuela, selon l’ambassadeur du pays au Liban qui précise que 99% des 250.000 militaires sont prêts à défendre les idéaux de la révolution bolivarienne, tandis que les États-Unis ne sont soutenus que par des militaires de rangs inférieurs, qui n'ont pas beaucoup de poids.

    L'ambassadeur vénézuélien au Liban, Jesus Gonzalez, a déclaré que les États-Unis ne réussiraient pas à déstabiliser les militaires vénézuéliens, la plupart d'entre eux soutenant les idées de la révolution bolivarienne.

    «L'armée vénézuélienne est composée de 250.000 militaires. Je peux vous assurer, en tant général, que 99% des militaires sont attachés aux idées de la révolution bolivarienne», a-t-il confié Jesus Gonzalez à Sputnik.

    Puis, il a souligné, qu'en plus de l'armée vénézuélienne qui était déployée à Caracas, il y avait aussi la milice bolivarienne, dont la quantité a atteint un million de personnes.

    «Les États-Unis ont soutenu un général de l'armée en retraite qui n'a l'allégeance d'aucun soldat. Les autres militaires qui se sont manifestés en faveur de Washington sont de rangs inférieurs, ils ne sont pas importants d'un point de vue de la quantité.»

    Et d'ajouter:

    «Le nombre des miliciens atteindra bientôt deux millions. Ils sont tous organisés et prêts à défendre le pays.»

    Il a également avancé qu'au moins sept des 30 millions d'habitants du Venezuela soutenaient la révolution bolivarienne.

    Auparavant, le chef du service de l'immigration colombienne, Christian Kruger, avait déclaré que le nombre de déserteurs dans l'armée vénézuélienne aurait dépassé les 320 personnes. Le portail vénézuélien Analitica a rapporté, pour sa part, qu'il y en aurait déjà 567. Le représentant du Venezuela auprès de l'Onu, Samuel Moncada, a traité ces chiffres d'absurdes.

    La crise politique au Venezuela a éclaté quand l'opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l'Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s'est autoproclamé le lendemain «Président en exercice du pays» et a prêté serment au cours d'une manifestation. Donald Trump l'a alors reconnu comme «Président par intérim».

    Une quarantaine de pays, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne, en ont fait de même. La France l'a également reconnu comme «Président en charge». Le Président Nicolas Maduro a qualifié Juan Guaido de pantin des États-Unis. Des pays tels que la Chine, la Russie, la Turquie ou le Mexique ont quant à eux apporté leur soutien au gouvernement en place.

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    Tags:
    armée, militaires, crise, politique, révolution, Caracas, Venezuela
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